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France||3 sources

Les collectifs handicapés appellent les députés à rejeter le projet de loi sur la fin de vie

Des associations de handicapés appellent les députés français à rejeter la loi sur la fin de vie, critiquant les débats pour avoir ignoré la démocratie en santé et les vulnérables. Elles évoquent la crise hospitalière et l’insuffisance des soins palliatifs.
Des collectifs de personnes handicapées et leurs aidants ont appelé les députés à voter contre le projet de loi sur la fin de vie. L’association Les Éligibles, qui se présente comme apolitique et areligieuse, a organisé un débat contre l’euthanasie le 18 février 2026. Ces initiatives soulignent que les débats sur l’aide à mourir ont négligé la démocratie en santé et les plus vulnérables, privilégiant d’autres voix au détriment de l’expertise profane des malades. La démocratie en santé est née dans les années sida pour défendre les droits fondamentaux des personnes malades. Elle a rompu avec les approches paternalistes en instaurant une relation partenariale, respectueuse et responsable entre soignants et soignés. Rien ne peut désormais se décider sans loyauté, information complète et consentement explicite : l’expertise des patients, forgée par leur vécu de la maladie ou du handicap, complète les savoirs médicaux. Des associations comme Aides et la Ligue contre le cancer ont impulsé cette évolution via des états généraux, plaçant les enjeux de santé publique au cœur des priorités nationales et transformant les pratiques hospitalières. Ces principes paraissent oubliés dans les discussions actuelles, alors que l’hôpital traverse une crise profonde, avec un accès aux soins dégradé et des soins palliatifs insuffisants. « Peut-on parler de liberté lorsque l’hôpital est en crise, lorsque l’accès aux soins se dégrade et que les soins palliatifs manquent ? Peut-on parler d’égalité quand certains deviennent « éligibles » parce qu’ils sont plus fragiles, plus dépendants, plus vulnérables ? », interroge un contributeur. Les personnes vulnérables doivent bénéficier d’une solidarité juste et des meilleures compétences professionnelles, sans que leur fragilité ne les rende éligibles à une aide à mourir. Ces mobilisations rappellent l’importance d’inclure toutes les voix pour des décisions loyales, dans un contexte où le projet de loi avance au Parlement.

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