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Au moins 169 civils tués dans un massacre à Abiemnhom au Soudan du Sud

Au moins 169 civils ont été tués à Abiemnhom par des assaillants Nuers dans la nuit du 28 février au 1er mars. L’ONU exprime son inquiétude tandis que MSF et Minuss portent secours aux victimes.
Des jeunes Nuers armés originaires du comté voisin de Mayom ont lancé une attaque meurtrière contre Abiemnhom, dans la zone administrative de Ruweng frontalière du Soudan, au Soudan du Sud, dans la nuit du 28 février au 1er mars 2025. Cette incursion, survenue vers 4 heures du matin, a fait au moins 169 civils tués, selon des sources locales. James Monyluak, ministre de l’Information du gouvernement local, a indiqué que les habitants avaient fui dans toutes les directions, laissant présager la découverte de nouveaux corps et blessés. Par ailleurs, 79 soldats et policiers ont péri en tentant de repousser l’assaut, illustrant la fragilité des forces de sécurité face à ces incursions. Les assaillants étaient un « très grand nombre », selon des témoignages, et portaient en partie des uniformes militaires, ce qui accentue les soupçons de collusion avec des éléments armés organisés. Ce nouveau massacre s’inscrit dans un contexte d’instabilité politique croissante au Soudan du Sud, où les violences intercommunautaires se multiplient, alimentées par les tensions historiques entre les communautés Dinka et Nuer. La région de Ruweng, majoritairement peuplée de Dinkas, est souvent théâtre de tels affrontements avec des groupes Nuers venus de zones comme Mayom, ravivant les rivalités ethniques nées de la guerre civile. L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a reçu 80 blessés par balles à l’hôpital d’Abyei, à quelques kilomètres à l’ouest, dont certains sont décédés, y compris une femme enceinte. Cette prise en charge d’urgence met en évidence les graves répercussions humanitaires de l’attaque sur les populations vulnérables. Les casques bleus de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) ont accueilli près de 1 000 civils sur leur base, où ils ont fourni des soins. L’ONU s’est dite profondément inquiète de ces événements, soulignant le rôle crucial de la Minuss dans la protection des civils et la stabilisation d’un pays encore marqué par des conflits récurrents.

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Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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