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L'Opep+ augmente sa production pétrolière de 206 000 barils par jour face au conflit en Iran

Huit membres de l'Opep+ ont décidé d'augmenter leur production de 206 000 barils par jour en avril, plus que prévu, au milieu du conflit irano-américano-israélien perturbant Ormuz. Les experts jugent cette hausse insuffisante pour éviter une hausse des prix.
L'Opep+, coalition menée par l'Arabie saoudite et la Russie, a annoncé dimanche une hausse de ses quotas de production de pétrole de 206 000 barils par jour à partir d'avril 2026. Cette décision, prise par huit de ses membres, dépasse les attentes des analystes qui tablaient sur 137 000 barils supplémentaires. Elle intervient alors que des frappes américano-israéliennes sur l'Iran ont provoqué des représailles de Téhéran, perturbant les flux pétroliers au Moyen-Orient. Le conflit en Iran, incluant la mort présumée du guide suprême Ali Khamenei, a entraîné la fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole. Les Gardes révolutionnaires iraniens ont averti les navires de cette interruption, stoppant des centaines de pétroliers. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis avaient anticipé ces troubles en augmentant déjà leurs exportations ces dernières semaines. Le communiqué de l'Opep+, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, justifie cette mesure par un « équilibre du marché » et une « perspective économique mondiale stable », sans évoquer explicitement l'Iran. Pourtant, les experts doutent de son impact : la hausse reste modeste face aux risques logistiques. « C'est un signal, pas une solution. Si le pétrole ne peut pas transiter par Ormuz, 206 000 barils supplémentaires par jour font très peu pour détendre le marché », a déclaré Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy. Le baril de Brent, référence mondiale, s'échangeait déjà au-dessus de 72 dollars avant le conflit, intégrant une prime géopolitique. Les capacités excédentaires de l'Opep+ sont limitées, hormis chez l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui peinent à exporter tant que la navigation dans le Golfe reste bloquée. L'alliance a historiquement relevé sa production lors de perturbations, mais les analystes estiment que seule la réouverture d'Ormuz permettra un approvisionnement normal. La mise en œuvre de l'ajustement est prévue pour avril 2026, tandis que les marchés pétroliers rouvriront lundi 2 mars 2026. Une flambée des prix semble inévitable si les tensions persistent, avec des impacts sur l'économie mondiale.

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Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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