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Science||2 sources

La carpologie met en lumière l'évolution agricole gallo-romaine à Clermont-Ferrand

Des analyses carpologiques à Clermont-Ferrand montrent une diversification des plantes cultivées après la conquête romaine, avec l’introduction de fruits et aromates inédits chez les Gaulois. Manon Cabanis de l’Inrap a identifié ces changements via 83 échantillons.
Manon Cabanis, carpologue à l’Inrap, a analysé 83 échantillons prélevés sur les sites antiques d’Augustonemetum, l’ancien nom romain de Clermont-Ferrand. Ces fouilles, menées depuis une quinzaine d’années, couvrent la période de l’occupation romaine du 1er siècle av. J.-C. au 1er siècle apr. J.-C.. Les graines et fruits, conservés dans des zones humides comme des fosses, puits ou latrines, ou carbonisés, ont été extraits par tamisage avec un maillage inférieur à 0,5 millimètre. Avant la conquête romaine, les Gaulois consommaient peu de fruits, d’épices, d’aromates ou de condiments. L’arrivée des Romains a transformé les pratiques agricoles locales, en introduisant des cultures méditerranéennes adaptées au climat auvergnat. Cette diversification s’inscrit dans un contexte plus large où Rome imposa ses techniques horticoles aux territoires conquis, comme en témoignent des découvertes similaires à Lugdunum (Lyon) ou Narbo Martius (Narbonne). Les analyses carpologiques complètent ainsi les données paléoenvironnementales sur l’accroissement des surfaces cultivées. Les résultats identifient quatre arbres fruitiers absents chez les Gaulois : prunier, pêcher, mûrier blanc et figuier, auxquels s’ajoutent vigne, melon et concombre. Des aromates comme coriandre, aneth, céleri et fenouil enrichissent les menus. « Nous avons comparé ces petits grains à des graines modernes pour les identifier », précise Manon Cabanis. La carpologie, branche de l’archéobotanique étudiant les fruits et graines (du grec karpos, fruit), révèle ainsi les échanges commerciaux et les innovations agricoles romaines. Ces découvertes pourraient orienter de futures fouilles vers d’autres sites auvergnats pour confirmer l’extension de ces pratiques. Elles soulignent l’impact durable de la romanisation sur l’agriculture gauloise, encore perceptible dans les vergers locaux actuels.

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Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

La carpologie dévoile l'évolution des pratiques agricoles à l'époque gallo-romaine

Source éditoriale·Sciences et Avenir·1 mars 2026

Contexte ajouté : Augustonemetum comme capitale des Arvernes, introductions romaines en Gaule et sites comparables (Lugdunum, Narbo)

Contexte IA

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