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Les ferries émettent plus d’oxydes de soufre que les voitures dans treize grandes villes portuaires européennes
Les ferries polluent plus en oxydes de soufre que les voitures dans treize des quinze plus grandes villes portuaires européennes, dont Dublin et Helsinki. Cette source négligée expose les côtes à des risques sanitaires graves.
Selon une analyse récente de Transport & Environment (T&E), les ferries dépassent les émissions d’oxydes de soufre (SOx) des voitures dans treize des quinze plus grandes villes portuaires d’Europe, incluant plusieurs capitales comme Dublin, Helsinki, Stockholm et Tallinn. Ces gaz toxiques, à l’odeur de soufre brûlé ou d’œufs pourris, forment des fines particules qui pénètrent profondément dans les poumons et endommagent les organes internes. Cette pollution résulte principalement de la combustion de combustibles lourds par les ferries opérant à proximité immédiate des côtes. L’Europe compte près de 2 000 ferries vieillissants, constituant une source négligée de pollution atmosphérique dans les zones côtières densément peuplées. Contrairement aux navires océaniques, ces ferries naviguent la plupart du temps à moins de cinq milles nautiques des ports, exposant directement les populations riveraines aux émissions nocives. Felix Klann, analyste en politique maritime chez T&E, l’organisation à l’origine de cette étude, déclare : « Les ferries devraient relier les communautés, pas les polluer. » Cette situation met en évidence un problème environnemental majeur longtemps sous-estimé dans le secteur maritime européen. Même à Athènes et Rome, dont les ports sont considérés comme distincts des centres-villes, ainsi qu’à La Valette, capitale de Malte, les ferries polluent davantage que les véhicules routiers. Parmi les grandes villes non capitales les plus affectées figurent Barcelone, Marseille, Rotterdam et Valence. Andreas Slotte, responsable de la durabilité au port de Helsinki, observe que la liaison Helsinki-Tallinn se prête idéalement à l’électrification des navires, mais insiste sur la nécessité d’engagements fermes des armateurs pour développer les infrastructures de recharge nécessaires. Les ferries de courte distance pourraient adopter l’électricité ou des carburants alternatifs, rendant cette transition bien plus accessible que pour les gros porte-conteneurs océaniques. Les autorités portuaires attendent des signaux clairs des compagnies maritimes afin d’avancer dans les investissements. Cette analyse souligne l’urgence de mesures réglementaires pour réduire ces émissions dans les ports européens, protégeant ainsi la santé publique et l’environnement côtier.
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Ferries emit ‘more sulphur pollution than cars’ in several EU capitals
Source éditoriale·The Guardian·2 mars 2026
Ferries emit ‘more sulphur pollution than cars’ in several EU capitals (confirms Guardian data)
Recherche web·Shafaqna New Zealand
Background: Feasibility of ferry electrification for short-sea routes vs. ocean vessels
Contexte IA