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Les populations d'oiseaux d'Amérique du Nord déclinent plus vite depuis le milieu des années 1980
Une étude dans Science montre que les oiseaux d'Amérique du Nord déclinent plus rapidement depuis les années 1980, surtout dans trois régions liées à l'agriculture et au réchauffement. Près de la moitié des espèces analysées sont touchées.
Marta Jarzyna, écologue à l’université d’État de l’Ohio, et Francois Leroy, écologue principal de l’étude à la même institution, ont publié dans la revue Science une analyse de données ornithologiques couvrant plus de trois décennies. En examinant statistiquement les tendances d’abondance de 261 espèces communes par le biais de données de suivi à long terme, cette étude révèle que les populations d’oiseaux en Amérique du Nord chutent à un rythme accéléré depuis le milieu des années 1980. Les hotspots de déclin rapide se concentrent particulièrement dans le Midwest, en Californie et dans les États de la côte Mid-Atlantic, où les pertes sont les plus marquées. Près de la moitié des 261 espèces étudiées affichent des pertes statistiquement significatives, et plus de la moitié de celles en déclin voient leur perte s’accélérer depuis 1987. Cette tendance s’inscrit dans un contexte plus large de crise aviaire : des études antérieures ont documenté une disparition de plusieurs milliards d’oiseaux en Amérique du Nord depuis les années 1970. L’agriculture intensive, par son intensification croissante, et le réchauffement climatique apparaissent comme les facteurs principaux dans ces hotspots, reliant directement l’activité humaine à l’accélération des déclins. « Non seulement nous perdons des oiseaux, nous les perdons de plus en plus vite d’année en année », a déclaré Marta Jarzyna. Les espèces les plus touchées, comme l’étourneau sansonnet européen, le corbeau américain, le grackle et le moineau domestique, conservent pour l’instant des populations assez importantes pour ne pas risquer l’extinction immédiate, selon Francois Leroy. « Le déclin d’abondance précède l’extinction des espèces », a-t-il ajouté, soulignant le risque à long terme pour la biodiversité. L’étude appelle à des mesures de protection ciblées pour ces groupes d’oiseaux, hormis ceux des forêts qui résistent mieux aux pressions actuelles. Les chercheurs insistent sur la nécessité d’interroger profondément les pratiques agricoles intensives et les impacts du changement climatique afin d’inverser cette tendance alarmante. Sans interventions rapides et coordonnées, les pertes accélérées pourraient compromettre durablement les équilibres écologiques du continent.
4 sources
Article enrichi par l'IA
Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.
Birds Aren’t Just Declining. They’re Declining Faster, a New Study Finds.
Source éditoriale·The New York Times·26 févr. 2026
Hotspots of accelerated North American bird decline linked to agricultural activity
Source éditoriale·Phys.org·26 févr. 2026
Shrinking North American bird population is getting worse faster. Experts blame agriculture, warming
Source éditoriale·Associated Press News
Contexte ajouté : études antérieures sur la perte de milliards d'oiseaux depuis les années 1970 en Amérique du Nord
Contexte IA