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L'armée française déploie Arpege pour former ses pilotes aux menaces sol-air en Corrèze

L'armée française utilise le simulateur Arpege en Corrèze depuis le 8 février pour préparer ses pilotes d'Orion 2026 aux attaques sol-air et à la guerre électronique. L'exercice mobilise 1 500 aviateurs jusqu'au 1er mars sur la façade atlantique.
L’armée de l’Air et de l’Espace française a déployé, depuis le 8 février 2026, le simulateur mobile Arpege en Corrèze. Cet équipement permet d’entraîner les pilotes à survivre aux attaques sol-air, c’est-à-dire des missiles tirés depuis le sol vers les aéronefs, ainsi qu’à la guerre électronique. Arpege simule des menaces radar dans le cadre de l’exercice interarmées Orion 2026, une première réalisée en conditions réelles sur le territoire national. L’équipage de l’avion de commandement E-3F AWACS opère quant à lui depuis la base aérienne 702 d’Avord. L’exercice Orion 2026, qui se déroule jusqu’au 1er mars 2026 principalement sur la façade atlantique, vise à tester la capacité de la France à reconquérir un espace aérien hostile. Il mobilise 1 500 aviateurs, 50 aéronefs de combat et dix bases aériennes. Des alliés allemands, grecs et qataris participent également, renforçant ainsi l’interopérabilité des forces. Cet exercice reproduit le stress d’un conflit de haute intensité, où la maîtrise des ondes radar et des brouillages électroniques s’avère décisive, comme l’ont démontré les opérations en Ukraine. Arpege fonctionne en trois modes — automatique, semi-automatique et manuel — afin de s’adapter aux niveaux des équipages, des novices aux vétérans les plus expérimentés. Ce convoi de véhicules spécialisés met les pilotes au défi en vol réel, les obligeant à contrer des simulations de radars imprévisibles. Depuis le début de la guerre en Ukraine, la France a priorisé cette dimension technologique pour assurer la survie de ses aéronefs dans un ciel contesté par des systèmes de défense sol-air avancés. La phase dynamique de l’exercice, lancée début février, implique dans un premier temps les moyens français, avant une intensification avec les forces interalliées. Les participants doivent ainsi assurer la supériorité aérienne face à des systèmes de défense sol-air simulés par Arpege. Ce déploiement marque une étape clé dans la préparation opérationnelle de l’armée de l’Air et de l’Espace, soulignant l’importance croissante des capacités de guerre électronique dans les scénarios modernes de combat aérien.

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Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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