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Les chenilles de papillons utilisent des rythmes complexes pour se lier d'amitié aux fourmis protectrices

Les chenilles de papillons lycénidés utilisent des vibrations rythmiques précises pour imiter les signaux des fourmis et obtenir protection et nourriture. Cette découverte, publiée le 25 février, complète le mimétisme chimique connu dans ces relations mutualistes.
Des chercheurs de l'Université de Warwick, en collaboration avec l'Université de Turin et l'Institut de recherche forestière, ont découvert que les chenilles de papillons émettent des signaux rythmiques sophistiqués pour communiquer avec les fourmis. Publiée le 25 février dans les Annals of the New York Academy of Sciences, cette étude montre que ces vibrations, semblables à un téléphone en mode vibreur, permettent aux chenilles d'obtenir protection, nourriture et accès aux nids de fourmis. De nombreuses espèces de papillons de la famille des Lycénidés entretiennent des relations mutualistes avec les fourmis, un phénomène appelé myrmécophilie. Les chenilles, vulnérables aux prédateurs, sont adoptées par les fourmis qui les transportent dans leurs nids et les défendent. En retour, les chenilles fournissent des sécrétions sucrées ou imitent chimiquement les phéromones des fourmis pour s'intégrer à la colonie. Cette nouvelle recherche révèle une couche supplémentaire : une communication vibratoire précise qui complète la mimétisme chimique. Dr Chiara De Gregorio, chercheuse postdoctorale au département de psychologie de l'Université de Warwick, explique : « Ces chenilles parlent essentiellement le langage des fourmis — non seulement chimiquement, mais rythmiquement. En calquant leur rythme, elles convainquent les fourmis qu'elles font partie de la colonie. » Par exemple, la chenille de Phengaris teleius interagit avec la fourmi Myrmica scabrinodis, et certaines chenilles exploitent même les nids en se nourrissant de larves de fourmis. Ces rythmes complexes, rares chez les primates hormis chez l'humain, les lémuriens indris et les gibbons, suggèrent une capacité fondamentale plus répandue dans le règne animal. Cette découverte pourrait élargir la compréhension des mécanismes de communication interspécifique chez les insectes. Les chercheurs observent des niveaux d'organisation rythmique comparables chez les fourmis, ouvrant des perspectives sur l'évolution de ces signaux.

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