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Politique||5 sources

L'Espagne refuse aux États-Unis l'usage de bases militaires pour frapper l'Iran

L'Espagne interdit aux États-Unis l'usage de ses bases de Rota et Morón pour les frappes sur l'Iran, condamnées comme illégales par Pedro Sánchez. Des avions américains ont quitté les sites après le refus.
Pedro Sánchez, Premier ministre espagnol, a condamné les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran lancées le samedi 2 mars 2026, les qualifiant d'intervention militaire « injustifiée » et « dangereuse » en dehors du droit international. L'Espagne interdit aux États-Unis d'utiliser les bases navale de Rota et aérienne de Morón, situées dans le sud du pays et exploitées conjointement mais sous souveraineté espagnole. José Manuel Albares, ministre des Affaires étrangères, a déclaré à la télévision publique que ces bases ne sont pas et ne seront pas employées pour cette opération. Cette position marque un contraste avec d'autres pays européens, l'Espagne se distinguant par son refus ferme alors que le Royaume-Uni a initialement hésité avant d'autoriser l'usage de ses bases pour la « défense collective ». Les bases de Rota et Morón, établies dans les années 1950 dans le cadre d'accords de la Guerre froide, servent habituellement à des missions de l'OTAN comme la dissuasion nucléaire ou les opérations en Méditerranée. Le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez insiste sur le respect des accords bilatéraux et de la Charte des Nations unies, refusant tout soutien hormis en cas humanitaire. Des cartes du site FlightRadar24 indiquent que 15 appareils américains ont quitté ces bases depuis le début des frappes, dont au moins sept atterrissant à la base de Ramstein en Allemagne. Margarita Robles, ministre de la Défense, a confirmé que les bases n'ont pas soutenu l'opération militaire. L'Espagne a aussi condamné les ripostes iraniennes contre des pays du Golfe, soulignant sa volonté de ne pas s'impliquer dans l'escalade. Cette décision pourrait tendre davantage les relations transatlantiques, Madrid priorisant une posture multilatérale face à l'action unilatérale des États-Unis et d'Israël.

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