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France||6 sources

La cour d’assises de Paris réduit les peines de trois hommes dans l’affaire Samuel Paty

La cour d’assises spéciale de Paris a allégé les peines de trois complices dans l’assassinat de Samuel Paty, passant de 13-16 ans à 6-10 ans, tandis que celle de Sefrioui reste à 15 ans.
La cour d’assises spéciale de Paris a réduit lundi 2 mars les peines de prison prononcées en première instance contre trois hommes impliqués dans l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie décapité le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine, à l’ouest de Paris. Brahim Chnina, père d’une élève marocaine de 54 ans, voit sa condamnation passer de 13 ans à 10 ans de réclusion. Naïm Boudaoud, 24 ans de nationalité française, et Azim Epsirkhanov, 25 ans russe d’origine tchétchène, écopent respectivement de 6 ans et 7 ans, contre 16 ans auparavant. Ces deux derniers, proches du tueur Abdoullakh Anzorov, avaient aidé à son transport et à la procurement d’armes. Cet appel fait suite aux condamnations de 2024, où sept hommes et une femme avaient été reconnus coupables d’avoir alimenté un climat de haine en ligne après que Samuel Paty eut montré des caricatures du prophète Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression. Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, militant islamiste franco-marocain de 66 ans, avaient lancé la campagne virale : la fille de Chnina, alors âgée de 13 ans et absente du cours, avait menti en affirmant que le professeur avait exclu les élèves musulmans. Elle s’est excusée auprès de la famille de Paty lors du premier procès. Le parquet général réclamait 20 ans contre Chnina et Sefrioui, qualifiés d’« à l’origine du Mal ». La cour a estimé que Boudaoud et Epsirkhanov ignoraient la dérive djihadiste d’Anzorov, un radicalisé tchétchène de 18 ans tué par la police après le crime. La peine de 15 ans contre Sefrioui reste inchangée ; il a annoncé un pourvoi en cassation. Chnina a exprimé sa honte durant les débats, contrairement à Sefrioui, resté ferme dans sa posture militante. L’affaire Paty avait choqué la France, menant à une loi contre le séparatisme. Ces réductions de peines pourraient relancer le débat sur la fermeté judiciaire face au terrorisme islamiste.

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