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Politique||4 sources

Un juge fédéral interdit au département de la Justice d’examiner les appareils saisis chez une journaliste du « Washington Post »

Un juge de Virginie a interdit au département de la Justice d’examiner les appareils saisis chez la journaliste Hannah Natanson du Washington Post, optant pour une fouille judiciaire indépendante dans une enquête sur des fuites.
Le juge de la magistrate fédérale William B. Porter, siégeant en Virginie, a interdit le 24 février 2026 au département de la Justice d’examiner les appareils électroniques saisis chez la journaliste du « Washington Post » Hannah Natanson. Cette décision constitue l’action principale dans une affaire sensible : les autorités fédérales avaient confisqué ces dispositifs le mois précédent, lors d’une perquisition au domicile de la journaliste, dans le cadre d’une enquête sur des fuites de documents classifiés portant sur la sécurité nationale. Au lieu de permettre au département de la Justice d’accéder aux données, le tribunal mènera une revue judiciaire indépendante, sous scellés, afin de protéger les éventuelles sources confidentielles. Cette saisie inhabituelle par le FBI a suscité une vive controverse. Les agents ont emporté le téléphone, les ordinateurs portables, une montre Garmin et des disques durs externes de Hannah Natanson. L’enquête cible un entrepreneur gouvernemental inculpé pour diffusion de documents classifiés, une démarche rare qui a alarmé les défenseurs de la presse. Le « Washington Post » a qualifié l’opération d’« outrageuse », arguant qu’elle refroidit la liberté d’expression et entrave le journalisme tant que les autorités détiennent les matériels. Cette action soulève des craintes plus larges sur les pratiques du département de la Justice sous l’administration Trump, dirigé par la procureure générale Pam Bondi. Le gouvernement plaidait pour la mise en place d’équipes de filtrage composées d’avocats du département de la Justice, censées limiter la recherche aux éléments pertinents pour l’enquête. William B. Porter a rejeté cette approche, exprimant l’espoir que la saisie visait bien à recueillir des preuves d’un crime isolé et non à identifier des sources journalistiques confidentielles critiques envers l’administration. Le « Washington Post » a salué cette décision comme une reconnaissance des protections du Premier Amendement, renforçant les garde-fous contre les intrusions excessives dans le travail des médias. Pam Bondi avait justifié l’opération par la gravité des fuites pour la sécurité nationale. À présent, avec les données sous scellés judiciaires, le tribunal protège potentiellement les sources dans cette affaire à hauts enjeux. Cette ruling pourrait influencer les futures enquêtes sur les fuites impliquant des journalistes, en équilibrant les impératifs de sécurité et la liberté de la presse dans un contexte de tensions accru...

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