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Le bilan monte à 85 morts dans l'attaque sur une école de filles à Minab en Iran
Le pouvoir judiciaire iranien porte à 85 le bilan de l'attaque américaine-israélienne sur une école de filles à Minab. Abbas Aragchi dénonce le meurtre d'enfants innocents et promet une riposte.
Les États-Unis et Israël ont frappé samedi matin l’école primaire de filles Shajareh Tayyebeh à Minab, dans la province de Hormozgan au sud de l’Iran, faisant 85 morts selon le parquet local. La majorité des victimes sont de jeunes élèves présentes dans l’établissement au moment de l’attaque. La ville de Minab abrite une base des Gardiens de la révolution islamique, une force clé du régime iranien, ce qui pourrait expliquer le choix de cette cible. Cette opération s’inscrit dans une série d’attaques menées par Washington et Jérusalem contre l’Iran, présentées comme préventives par ces deux pays. Plusieurs zones ont été visées à travers le territoire iranien, dont Téhéran. L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique, et Masoud Pezeshkian, président de la République islamique, auraient figuré parmi les cibles potentielles de ces frappes. Ces événements surviennent dans un contexte de tensions exacerbées entre l’Iran et ses adversaires régionaux. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi, a vivement condamné le bombardement de cette école primaire, touchée en pleine journée en présence d’élèves. « Des dizaines d’enfants innocents ont été assassinés sur ce site seul. Ces crimes contre le peuple iranien ne resteront pas impunis », a-t-il déclaré. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a pour sa part confirmé les frappes israéliennes, baptisées opération « Lion rugissant ». Le bilan des victimes a progressivement grimpé au fil de la journée pour atteindre 85 morts en soirée. Les autorités iraniennes n’ont pas précisé les prochaines étapes, mais les déclarations officielles évoquent une riposte imminente. Cet incident pourrait marquer une nouvelle escalade dans les confrontations entre l’Iran, d’un côté, et les États-Unis et Israël, de l’autre, avec des répercussions potentielles sur la stabilité régionale.