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L'ONU intervient deux fois en 14 mois pour éviter des collisions de satellites
L'UNOOSA a medié deux fois en 14 mois pour éviter des collisions entre satellites américains-chinois et malaisiens-coréens. Des experts appellent à l'automatisation face à la congestion en orbite basse.
Aarti Holla-Maini, directrice du Bureau des Nations unies pour les affaires spatiales extérieures (UNOOSA), a révélé que son bureau a dû intervenir à deux reprises ces 14 derniers mois pour prévenir des collisions orbitales graves. Ces cas surviennent alors que le nombre de satellites en orbite augmente rapidement, rendant les contacts entre opérateurs difficiles. Lors d’un discours préenregistré à la 12e Conférence annuelle sur la circulation spatiale à Washington la semaine dernière, elle a insisté sur la gravité de ces incidents. Ces difficultés de coordination s’inscrivent dans un contexte de congestion croissante en orbite basse terrestre (LEO, l’orbite terrestre basse où se multiplient les constellations de milliers de satellites pour l’Internet mondial). Historiquement, la gestion du trafic spatial repose sur des échanges manuels par e-mail ou téléphone, un système inadapté face à la prolifération : plus de 10 000 satellites actifs orbitent aujourd’hui, contre quelques centaines il y a dix ans. Sans coordination efficace, les approches rapprochées risquent de générer des débris spatiaux, menaçant l’ensemble des missions spatiales. Le premier incident opposait un opérateur américain à un homologue chinois, ce dernier n’ayant pas répondu aux messages répétés. L’opérateur américain a sollicité l’UNOOSA, qui a convaincu les Chinois de déplacer leur satellite. Le second, en juin dernier juste avant la réunion du Comité pour les utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique (COPUOS), concernait un satellite malaisien non manœuvrable et un autre de la République populaire démocratique de Corée (RPDC). Le gouvernement malaisien a contacté l’ONU, aboutissant à une résolution. Araz Feyzi, cofondateur de Kayhan Space, une entreprise de solutions automatisées pour la sécurité spatiale, plaide pour une automation des manœuvres. « Les humains ne peuvent plus être dans la boucle des opérations spatiales, surtout en LEO », a-t-il déclaré. Il appelle à passer des numéros de téléphone et adresses e-mail aux points d’extrémité d’API pour les constellations, une évolution technique promise par des normes internationales en discussion.
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In space traffic coordination, the biggest challenge may be coordination
Source éditoriale·SpaceNews·25 févr. 2026
Background: Satellite proliferation in LEO, historical growth from hundreds to 10,000+ active satellites, space debris risks, and basics of space traffic management
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