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L’ex-PDG de Mt. Gox propose un hard fork de Bitcoin pour 5,2 milliards de dollars volés

Mark Karpelès, ex-PDG de Mt. Gox, propose un hard fork de Bitcoin pour récupérer 79 956 bitcoins volés en 2011 et valant 5,2 milliards de dollars. Le syndic a rejeté une telle approche en raison des incertitudes.
Mark Karpelès, ancien PDG de Mt. Gox, la plateforme d’échange de bitcoins basée à Tokyo, au Japon, a proposé vendredi sur GitHub un hard fork du réseau Bitcoin. Cette mesure radicale vise à récupérer 79 956 bitcoins volés lors d’un piratage en 2011 et valant aujourd’hui environ 5,2 milliards de dollars en les déplaçant vers une adresse de récupération sans clé privée d’origine. Un hard fork constitue une modification irréversible des règles du réseau Bitcoin, susceptible de diviser la chaîne si tous les nœuds ne l’adoptent pas. Ces bitcoins, figés depuis plus de 15 ans, représentent l’un des ensembles d’UTXO (unités non dépensées de transactions) les plus surveillés de l’histoire de Bitcoin. Mt. Gox, autrefois la plus grande plateforme d’échange contrôlant une part dominante du volume mondial, s’est effondrée en 2014 après la perte de centaines de milliers de bitcoins lors de multiples piratages survenus entre 2011 et 2014. La plateforme continue de rembourser ses créanciers sous la supervision du syndic Nobuaki Kobayashi. La proposition reconnaît explicitement qu’il s’agit d’un hard fork rendant valide une transaction auparavant invalide, nécessitant une mise à jour coordonnée de tous les nœuds avant une hauteur d’activation précise. Mark Karpelès insiste sur le fait qu’il ne cherche pas à contourner le processus de développement Bitcoin, mais à lancer un débat au sein de la communauté. Le syndic Nobuaki Kobayashi a refusé une récupération on-chain, invoquant l’incertitude d’une adoption consensuelle. Si la communauté suit cette initiative, les fonds récupérés pourraient transiter par le cadre légal existant pour parvenir aux créanciers légitimes. Cette proposition ravive le débat sur l’immutabilité de Bitcoin, principe fondamental depuis sa création en 2009 par son fondateur pseudonyme Satoshi Nakamoto, confronté aux besoins pratiques de restitution des avoirs volés. Elle interroge la flexibilité potentielle du protocole face à des événements marquants comme l’effondrement de Mt. Gox, qui a ébranlé les débuts du marché des cryptomonnaies.

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Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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