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Le Sénat adopte l’interdiction de la vente de protoxyde d’azote aux particuliers
Le Sénat a interdit jeudi la vente de protoxyde d’azote aux particuliers pour contrer les risques sanitaires et routiers liés à son usage détourné. Cette mesure fait suite à des initiatives antérieures et attend une action rapide du gouvernement.
Le Sénat français, réuni le jeudi 26 février 2026 à Paris, a adopté la proposition de loi de la sénatrice socialiste Marion Canalès interdisant la vente de protoxyde d’azote – ce gaz chimique connu sous le nom de « gaz hilarant » – aux particuliers. Désormais réservée aux professionnels, cette mesure vise à freiner l’usage détourné du produit, initialement destiné aux siphons à chantilly, mais aussi employé légitimement en médecine comme anesthésiant et dans l’agroalimentaire. Ce texte s’inscrit dans une série d’initiatives parlementaires face à l’essor alarmant de sa consommation récréative chez les jeunes. Inhalé via des ballons de baudruche pour ses effets euphorisants, le protoxyde d’azote provoque de graves troubles neurologiques, des paralysies, des pertes de mémoire, des comas et des accidents routiers mortels. Il est également lié à des carences en vitamine B12 et à une neurotoxicité chronique. Ce gaz a été impliqué dans la hausse de la mortalité routière en 2025, avec plusieurs faits divers tragiques mettant en cause des conducteurs intoxiqués. La sénatrice Marion Canalès a appelé le gouvernement à s’emparer rapidement du sujet pour une adoption définitive à l’Assemblée nationale. Le député LFI Idir Boumertit, rapporteur du texte similaire voté par l’Assemblée en janvier 2025, a regretté ce « gâchis » de temps. Le Sénat avait déjà, en mars, pénalisé l’usage détourné et ciblé les déchets issus de ces pratiques. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez prévoit d’intégrer des mesures sur le protoxyde d’azote dans un projet de loi sur la sécurité du quotidien, attendu au Parlement d’ici l’été. Les sénateurs ont adopté ce texte lors du « temps transpartisan », soulignant l’urgence d’une réponse unie face à ce fléau pour la santé publique, particulièrement chez les jeunes générations vulnérables à ses effets dévastateurs à court et long terme. Cette interdiction renforce les efforts législatifs pour protéger la santé publique et la sécurité routière, dans un contexte où la consommation récréative du gaz hilarant s’est fortement développée ces dernières années, posant des défis majeurs aux autorités sanitaires et judiciaires.
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Le Sénat adopte l’interdiction de la vente de protoxyde d’azote aux particuliers
Source éditoriale·Sud Ouest·26 févr. 2026
Le Sénat interdit la vente du protoxyde d’azote aux particuliers
Source éditoriale·Public Sénat
Le Sénat adopte l’interdiction de la vente de protoxyde d’azote aux particuliers
Source éditoriale·Le Figaro
Contexte sur le protoxyde d’azote : usages légitimes en médecine et agroalimentaire, risques récréatifs documentés (carence B12, neurotoxicité chronique)
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