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Politique||3 sources

Le tribunal de Séoul condamne l'ex-président Yoon Suk-yeol à la prison à vie pour tentative de loi martiale

L'ex-président sud-coréen Yoon Suk-yeol a été condamné à la prison à vie pour sa tentative de loi martiale du 3 décembre 2024. Le verdict accentue les divisions sociétales alors que des appels sont en cours.
Yoon Suk-yeol, ancien président de la Corée du Sud, a écopé d'une peine de prison à vie jeudi dernier devant le tribunal du district central de Séoul. Le juge président Ji Gwi-yeon a jugé que l'ex-chef d'État avait tenté de saéployant des troupes pour boucler l'Assemblée nationale et ordonner l'arrestation de parlementaires le 3 décembre 2024. Cette déclaration de loi martiale, prononcée en pleine nuit à la télévision, visait soi-disant à contrer des « forces anti-État » pro-coréennes du Nord, mais elle a rapidement été annulée par un vote des députés. Cet épisode s'inscrit dans une séquence de 443 jours de tensions extrêmes qui ont mis à l'épreuve la jeune démocratie sud-coréenne, forgée après des décennies de dictatures militaires jusqu'à la fin des années 1980. Des citoyens ont formé des chaînes humaines pour empêcher les soldats d'atteindre le Parlement, tandis que les législateurs ont voté la levée de la loi martiale. La Cour constitutionnelle a ensuite validé l'impeachment de Yoon Suk-yeol, ouvrant la voie à une élection anticipée remportée par le camp du président actuel Lee Jae-myung et son Parti démocrate. Les réactions au verdict soulignent une polarisation accrue : des milliers de partisans de Yoon ont pleuré dehors en brandissant des pancartes « Yoon encore », dénonçant une motivation politique liée au Parti démocrate. Des contre-manifestants réclamaient la peine de mort. Les avocats de l'accusé ont contesté l'absence de preuves et accusé le juge de suivre un scénario préétabli, annonçant des appels immédiats. Le dossier remontera en appel devant la Cour suprême, ce qui pourrait prendre des mois avant une décision définitive. Cette affaire ravive les débats sur les réformes judiciaires dans un pays où les divisions partisanes entravent la consolidation démocratique.

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Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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