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Santé||1 sources

Des chercheurs de Toronto ravivent une hormone oubliée qui pourrait remplacer l’insuline contre le diabète de type 1

A growing body of research suggests the brain plays a central role in diabetic ketoacidosis, opening the possibility of treating type 1 diabetes in an
Des chercheurs dirigés par la Dre Reshma D. Doshi, de l’Université de Toronto et de l’hôpital Mount Sinai à Toronto, au Canada, publient une étude récente dans la revue Diabetes suggérant que l’oxyntomoduline (OXM), une hormone intestinale, pourrait remplacer l’insuline dans le traitement du diabète de type 1. Cette recherche révèle le rôle central du cerveau dans l’acidocétose diabétique (DKA), complication mortelle due à une hausse de glucagon et de corps cétoniques, et propose l’OXM qui traverse la barrière hémato-encéphalique pour réguler la glycémie et prévenir cette urgence. Le diabète de type 1 résulte de la destruction des cellules bêta du pancréas, provoquant un déficit en insuline et une hyperglycémie incontrôlée. Sans intervention, le corps dégrade les graisses pour produire de l’énergie, générant des corps cétoniques qui acidifient le sang et menacent la vie. L’insuline reste le pilier thérapeutique, mais elle n’empêche pas toujours la DKA car elle n’atteint pas efficacement le cerveau, siège clé de la régulation hormonale pancréatique. Découverte il y a plus de cinquante ans, l’oxyntomoduline avait été largement ignorée malgré son potentiel révolutionnaire. Produite par les cellules L de l’intestin après les repas, cette hormone combine les effets du glucagon et du peptide-1 semblable au glucagon (GLP-1). Elle active les récepteurs GLP-1R dans l’hypothalamus, qui suppriment ensuite la sécrétion de glucagon par les cellules alpha du pancréas, stabilisant ainsi la glycémie sans nécessiter d’insuline. Dans des modèles murins de diabète de type 1, l’administration d’OXM a prévenu l’élévation du glucagon et des corps cétoniques, évitant la DKA. Ces résultats pourraient mener à des traitements alternatifs, comme des pilules ou injections plus simples que l’insuline quotidienne. Les progrès biotechnologiques facilitent désormais la production d’OXM, ravivant l’intérêt pour cette hormone et ouvrant des perspectives pour une gestion améliorée du diabète de type 1.

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