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Politique||6 sources

Keir Starmer défie Donald Trump sur l’Iran après avoir autorisé un usage limité des bases britanniques

Keir Starmer a défié Donald Trump en refusant initialement l’usage des bases britanniques pour des frappes sur l’Iran, avant une autorisation défensive limitée. Des milliers de Britanniques sont coincés dans le Golfe face à l’escalade.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a réaffirmé devant le Parlement son refus d’engager les forces du Royaume-Uni dans des frappes offensives contre l’Iran, provoquant un clash avec le président américain Donald Trump. Cette déclaration intervient le 2 mars 2026, au lendemain d’une autorisation limitée d’utiliser des bases britanniques pour des opérations défensives. Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes le samedi précédent, tuant le guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei. L’Iran a riposté par une salve de missiles et de drones visant Israël, Bahreïn, Koweït, Qatar, Émirats arabes unis, Arabie saoudite ainsi que des navires dans le détroit d’Ormuz. Ces attaques ont menacé des ressortissants britanniques dans la région, menant Keir Starmer à approuver dimanche l’usage restreint de bases comme Diego Garcia et la RAF Fairford contre les lanceurs et stocks de missiles iraniens. Initialement, le Royaume-Uni avait refusé d’autoriser ces bases pour la première vague d’attaques, invoquant un manque de base légale claire. Donald Trump a exprimé sa « très grande déception » face à ce délai, déclarant à la CNN : « Cela a pris beaucoup trop de temps. Beaucoup trop de temps. » Il a critiqué Keir Starmer pour avoir hésité, soulignant que cela n’était jamais arrivé entre les deux pays. Le président américain a aussi averti d’une « grande vague » d’attaques à venir et n’a pas exclu d’envoyer des troupes en Iran si nécessaire. Keir Starmer a défendu sa position, affirmant : « Je maintiens ma décision » et rappelant les leçons de la guerre en Irak en 2003. Il a insisté sur le devoir de juger l’intérêt national britannique, tout en permettant une protection des alliés face aux drones iraniens. Des députés, comme la vétérane travailliste Diane Abbott, ont évoqué l’ombre de l’Irak, demandant un vote parlementaire avant toute escalade. Des milliers de Britanniques sont bloqués dans les États du Golfe en raison de la fermeture des espaces aériens. À Dubaï, une Britannique de 24 ans, Elbi Henshaw, a décrit une situation de « zone de guerre » et reçu l’avis de laisser une fenêtre ouverte pour éviter l’éclatement des vitres lors de blasts. Une base aérienne britannique à Limassol, à Chypre, a subi une attaque de drone présumée.

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