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Politique||5 sources

Le maire de Denver, Mike Johnston, interdit l’accès des agents de l’ICE aux biens municipaux et protège les manifestants

Le maire de Denver Mike Johnston a signé un ordre exécutif interdisant à l’ICE l’accès aux propriétés municipales et protégeant les manifestants pacifiques face aux opérations d’immigration. Cette mesure répond aux craintes de déportations massives sous Trump.
Mike Johnston, maire de Denver, dans le Colorado, États-Unis, a signé le 26 février un ordre exécutif interdisant aux agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), l’agence fédérale américaine chargée des services d’immigration et des douanes, d’accéder aux propriétés municipales lors de leurs opérations d’immigration. Cet ordre exécutif oblige par ailleurs la police locale à protéger les manifestants pacifiques présents sur les lieux de ces interventions. Cette décision marque une prise de position ferme de la municipalité face aux autorités fédérales en matière d’immigration. Cette mesure s’inscrit dans un contexte de craintes accrues liées aux promesses de déportations massives formulées par le président Donald Trump en vue des élections de mi-mandat. Denver, ville à gouvernance démocrate, cherche ainsi à se prémunir contre des rafles fédérales similaires à celles qui ont perturbé Minneapolis cet hiver, où deux Américains ont été tués par des agents fédéraux. Le maire Johnston a indiqué que cet ordre répond directement aux interrogations des résidents concernant une éventuelle présence de l’ICE dans la ville, renforçant le rôle protecteur des autorités locales au sein d’un paysage politique polarisé. L’ordre exécutif impose des obligations précises aux forces de l’ordre locales : les policiers et shérifs doivent documenter les actions des agents fédéraux à l’aide de caméras piéton, porter secours en cas de blessures et intervenir en cas d’usage de la force susceptible de causer la mort ou des blessures graves. Denver s’engage également à mener des enquêtes pénales sur les plaintes déposées contre les autorités d’immigration, malgré les oppositions fédérales observées dans d’autres villes. « Nous ne cherchons pas à provoquer, mais à protéger », a affirmé Johnston, soulignant l’engagement de la ville envers la sécurité de ses habitants. Un porte-parole du Department of Homeland Security a qualifié cet ordre d’« illittéré juridiquement », en rappelant la primauté du droit fédéral en matière d’immigration. Bien que cette décision soit en partie symbolique, elle renforce les politiques de ville sanctuaire déjà en place au Colorado, qui limitent la coopération entre les autorités locales et fédérales. Ces mesures s’inscrivent dans une tendance plus large observée dans plusieurs municipalités américaines, où les tensions entre niveaux de gouvernement persistent sur la question de l’immigration.

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