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Iran et États-Unis entament un troisième round de négociations nucléaires à Genève malgré les menaces de Trump

Iran et États-Unis mènent un troisième round de négociations nucléaires indirectes à Genève jeudi, sous médiation omanaise, alors que Trump impose sanctions et menace d’intervention militaire.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est arrivé à Genève mercredi pour un troisième round de négociations indirectes sur le programme nucléaire iranien avec les États-Unis, prévues jeudi à la résidence de l’ambassadeur omanais. Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, participent aux discussions sous médiation du ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Al-Busaidi. Ces pourparlers interviennent alors que Washington a imposé de nouvelles sanctions contre Téhéran et renforce sa présence militaire au Moyen-Orient. Les tensions persistent malgré une rhétorique alternant entre engagement et confrontation. Abbas Araghchi a déclaré avant son départ qu’un accord « équitable, équilibré » était à portée de main, Téhéran réaffirmant ne pas chercher l’arme atomique tout en défendant son droit à l’usage pacifique de la technologie nucléaire. Du côté américain, le vice-président JD Vance a accusé l’Iran de rebâtir son programme nucléaire après des frappes américaines sur des sites iraniens en juin dernier, exhortant Téhéran à prendre au sérieux les menaces militaires. Au cœur des discussions figurent la limitation de l’enrichissement d’uranium iranien à moins de 5 %, niveau proche de l’accord de 2015, la dilution du stock actuel hautement enrichi et l’absence de clauses de péremption dans tout futur pacte. Steve Witkoff a indiqué que Washington exigeait un engagement iranien à long terme sans limite temporelle, critiquant les « dispositions crépusculaires » de l’accord Obama annulé par Trump en 2018. L’Iran cherche en échange un allègement irréversible des sanctions, comme la libération d’avoirs gelés. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a qualifié de « gros problème » le refus iranien de négocier sur les missiles balistiques dès cette session, bien que des discussions ultérieures soient prévues. Des responsables iraniens ont balayé les allégations de Trump comme des « gros mensonges », espérant un succès par « diplomatie honorable ». Le directeur de l’AIEA, Rafael Grossi, a rencontré le médiateur omanais en marge des pourparlers. Oman rapporte une « ouverture sans précédent » des deux camps à des idées novatrices. Si un accord nucléaire émerge, des négociations élargies incluraient les missiles et les proxies régionaux, avec participation d’autres pays. Donald Trump privilégie la diplomatie mais a évoqué lors de son discours sur l’état de l’Union des options militaires si Téhéran ne cède pas,...

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