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France||3 sources

Jean-Luc Mélenchon ironise sur la prononciation d'Epstein et suscite des accusations d'antisémitisme

Jean-Luc Mélenchon a ironisé sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein à Lyon, provoquant des accusations d'antisémitisme du Crif et de Pierre-Yves Bournazel. Manon Aubry (LFI) a recentré sur le fond de l'affaire.
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a provoqué une vive polémique jeudi soir lors d’un meeting à Lyon. En critiquant le non-respect du secret de l’instruction par les médias dans diverses affaires judiciaires, il a ironisé sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein, le criminel sexuel new-yorkais dont les scandales impliquent de nombreuses personnalités influentes. « Sauf s’il s’agit de l’affaire Epstein (prononcé « epchtaïne ») », a-t-il lancé. « Ça fait plus russe, « Epstine » », a-t-il ajouté, avant de conclure : « Vous pouvez tous progresser. » Ces propos, motivés par une volonté de dénoncer une supposée hypocrisie médiatique, ont rapidement enflammé le débat public. Ces déclarations surviennent dans un contexte de tensions récurrentes autour de La France insoumise, régulièrement visée par des accusations d’antisémitisme à l’encontre de son leader. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a dénoncé un « délire complotiste aux vrais relents antisémites ». Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons-Renaissance à la mairie de Paris, a jugé vendredi que ces propos « flirtent avec l’antisémitisme ». Ces réactions soulignent les sensibilités persistantes autour des positions du mouvement de gauche radicale et de son fondateur, souvent critiqué pour ses prises de parole sur des sujets liés à la communauté juive et aux théories du complot. Manon Aubry, députée LFI, a réagi en défendant le fond du dossier Epstein, qui éclabousse des responsables économiques et politiques mondiaux. « Le débat n’est pas sur la prononciation mais sur le fond de l’affaire », a-t-elle déclaré. Cette prise de position met en lumière les divisions internes au sein de La France insoumise face aux critiques récurrentes sur sa ligne, où certains membres cherchent à recentrer le débat sur les enjeux de justice et de transparence plutôt que sur les formulations controversées. La controverse pourrait alimenter les débats à l’approche des échéances électorales, renforçant les attaques contre La France insoumise de la part de ses adversaires politiques. Sans annonce immédiate de suites judiciaires ou partisanes, cet incident risque de compliquer la stratégie du parti, déjà confronté à des défis d’image liés à des accusations similaires par le passé.

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