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France||5 sources

Le Rassemblement national exploite la mort de Quentin Deranque pour sa stratégie de dédiabolisation

La mort de Quentin Deranque à Lyon a été exploitée par le RN pour accuser LFI de violence et avancer sa dédiabolisation. Cet événement pèse sur les campagnes municipales de la gauche.
Quentin Deranque, militant de l’extrême droite identitaire, est mort le 14 février 2026 à Lyon après avoir été battu à mort deux jours plus tôt par des membres de la Jeune Garde antifasciste. Le Rassemblement national (RN) a saisi cette occasion pour avancer dans sa stratégie de « dédiabolisation » lancée il y a une dizaine d’années. Cette stratégie vise à inverser les valeurs traditionnelles opposant extrême droite et gauche. Les dirigeants du RN, comme Jordan Bardella, se posent désormais en remparts contre l’antisémitisme, qu’ils imputent à l’extrême gauche. Gérard Noiriel, historien spécialiste des mouvements d’extrême droite, souligne dans une tribune que cette exploitation s’inscrit dans un contexte où les faits divers supplantent les débats partisans depuis l’affaiblissement des partis traditionnels. Jordan Bardella a utilisé la mort de Quentin Deranque pour accuser La France insoumise (LFI) de prôner la violence, malgré des études statistiques indiquant que la majorité des agressions physiques provient de militants d’extrême droite. Dans les débats électoraux pour les municipales de 2026, comme celui de Lyon sur BFM-TV le 24 février, les candidats ont évoqué le drame : Grégory Doucet, maire écologiste, Jean-Michel Aulas soutenu par Les Républicains, Anaïs Belouassa-Cherifi de LFI et Alexandre Dupalais du RN. Le climat s’est tendu pour les militants de gauche, particulièrement LFI, pris à partie sur le terrain. À Marseille, le débat du 19 février a également tourné autour de cet événement. Des voix centristes, dont Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu, ont appelé LFI à clarifier ses alliances et à modérer son discours. À l’approche des élections municipales le mois prochain et de la présidentielle de 2027, le RN érige un « cordon sanitaire » contre LFI, renforçant sa respectabilité. Les autres partis de gauche doivent trancher sur les alliances de second tour, variant éfendait le groupe Némésis lors d’une action médiatique, mais cette version reste non confirmée.

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