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Des chercheurs américains développent une technologie pour produire de l'électricité à partir de déchets nucléaires

Des chercheurs américains du DOE reçoivent 8,17 millions de dollars pour dévelopélectricité à partir de déchets nucléaires et réduisent leur radioactivité à 300 ans. Cette technologie s'inspire du concept Energy Amplifier de Carlo Rubbia au CERN.
Des chercheurs du Thomas Jefferson National Accelerator Facility, dépendant du Département de l'Énergie des États-Unis (DOE), avancent deux projets pour optimiser les systèmes à accélérateur de particules (ADS, pour Accelerator-Driven Systems). Financés par 8,17 millions de dollars de subventions du programme NEWTON (Nuclear Energy Waste Transmutation Optimized Now), ces initiatives visent à transformer le combustible nucléaire usé en source d'électricité sans carbone tout en réduisant drastiquement sa durée de radioactivité. Cette approche s'appuie sur un concept historique initié vers 1989 ou au début des années 1990 par Carlo Rubbia, alors directeur général du CERN. Il avait formé un groupe de travail pour concevoir un réacteur, baptisé « Energy Amplifier », capable de générer de l'électricité à partir de matériaux radioactifs sans produire de déchets à long terme ni de matières fissiles pour armes nucléaires. Testé théoriquement de manière exhaustive, ce système utilise une entrée d'énergie pour amplifier la production, transmutant les substances radioactives en déchets inertes sans jamais approcher la masse critique. Le fonctionnement repose sur un accélérateur de particules qui projette des protons à haute énergie sur une cible, comme du mercure liquide, provoquant la spallation. Ce processus libère un flux de neutrons qui interagissent avec les isotopes à longue vie des déchets nucléaires, les « brûlant » par transmutation. Sans traitement, ces déchets restent dangereux pendant environ 100 000 ans ; avec les ADS, cette période pourrait chuter à 300 ans seulement, en recyclant le combustible usé. Les projets en cours au laboratoire de Jefferson pourraient repositionner les déchets nucléaires comme une ressource recyclable plutôt qu'un fardeau permanent, avec des tests visant à améliorer l'efficacité des accélérateurs.

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Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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