Aller au contenu
Auto & Mobilité||5 sources

Aston Martin supprime 20 % de ses effectifs après les droits de douane américains et la chute des ventes

Aston Martin annonce la suppression de 600 postes (20 % des effectifs) face à une perte nette en hausse de 52 % et aux droits de douane américains. Les économies visées atteignent 40 millions de livres par an, après réduction des investissements.
Aston Martin Lagonda, le constructeur automobile de luxe britannique emblématique, a annoncé le 25 février 2026 une réduction drastique de 20 % de ses effectifs, affectant environ 600 salariés sur un total de 3 000. Cette décision, dévoilée en marge de la publication de ses résultats annuels pour 2025, fait suite à une aggravation spectaculaire de la perte nette, qui a bondi de 52 % pour atteindre 493,2 millions de livres (environ 566 millions d’euros). Adrian Hallmark, directeur général d’Aston Martin, a attribué cette mesure à des turbulences importantes sur le marché mondial des biens de luxe, exacerbées par les droits de douane américains et une chute marquée des ventes. La marque, célèbre pour son lien indéfectible avec les films de James Bond, traverse une période de performances décevantes depuis plusieurs années. Malgré l’arrivée de Lawrence Stroll, milliardaire canadien et président du groupe depuis 2020, qui avait lancé un ambitieux plan de redressement, les revers se multiplient. Seulement un an après une première coupe de 5 % dans les effectifs, cette nouvelle vague de suppressions vise à atténuer les effets des hausses de droits de douane aux États-Unis, son principal marché, et en Chine, où la demande reste atone. Basé à Gaydon dans le Warwickshire, Aston Martin enchaîne les avertissements sur ses résultats financiers et peine à juguler une dette croissante. Les suppressions de postes devraient permettre de réaliser des économies annuelles d’environ 40 millions de livres, nettes de frais associés de 15 millions de livres, la plupart des gains étant attendus dès l’exercice en cours. Aston Martin a par ailleurs revu à la baisse son plan d’investissements sur cinq ans, le ramenant de 2 milliards à 1,7 milliard de livres, en reportant notamment les dépenses relatives aux véhicules électriques. Les coupes impacteront principalement le Royaume-Uni, y compris les équipes d’usine, sans calendrier précis communiqué par la direction. Ces ajustements s’inscrivent dans un contexte de défis macroéconomiques et géopolitiques persistants, qui ont freiné la trajectoire de rentabilité visée pour 2025. Le secteur automobile de luxe britannique fait face à une concurrence accrue et à des barrières commerciales persistantes, notamment dues aux droits de douane relevés aux États-Unis et en Chine, compromettant ainsi les efforts de redressement.

5 sources

Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

Restez informé avec Morni

Créez un compte gratuit pour accéder aux articles complets, aux flux personnalisés et aux résumés générés par IA.