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France||3 sources

Le procès de la mère du meurtrier de Matisse s’est ouvert à huis clos ce vendredi à Châteauroux

Le procès de la mère de Rahman M. meurtrier de Matisse Marchais en 2024 à Châteauroux, s’est ouvert vendredi à huis clos avec forte sécurité. Elle est accusée d’avoir frappé la victime mourante et risque trois ans de prison.
Le procès de la mère de Rahman M., l’adolescent condamné pour le meurtre de Matisse Marchais, s’est ouvert ce vendredi à huis clos devant le tribunal correctionnel de Châteauroux, dans l’Indre. Cette femme de 39 ans comparaît pour violences volontaires sans incapacité totale de travail sur personne vulnérable. Les faits reprochés concernent des gifles et coups portés à l’adolescent de 15 ans, déjà grièvement blessé, gisant au sol après les coups de couteau fatals. Ce drame remonte au 27 avril 2024, dans le quartier Saint-Denis de Châteauroux. Une rixe née d’une battle de rap avait opposé Matisse Marchais à Rahman M. tous deux âgés de 15 ans à l’époque. Ce dernier, de nationalité afghane en situation régulière, s’était rendu chez lui pour prendre un couteau avant de revenir, accompagné de sa mère, infliger plusieurs coups mortels, dont un au cœur, à sa victime. Rahman M. a été condamné le 28 mai 2025 par le tribunal pour enfants de Châteauroux à huit ans de prison ferme, assortis d’une injonction de soins de quinze ans. Un important dispositif policier encadre l’audience, avec des barrières autour du palais de justice. David Marcat, procureur de la République de Châteauroux, a justifié ces mesures par les risques de prise à partie, observés lors du procès du fils où des échauffourées avaient nécessité l’exfiltration de la mère. La prévenue est arrivée seule vers 8 h 45, visage masqué d’un foulard ; la mère de Matisse est venue une heure plus tard avec ses avocats. La mère du meurtrier encourt jusqu’à trois ans de prison. L’intention de l’accusée reste débattue : elle a présenté des versions changeantes lors des auditions, évoquant une tentative de réanimation. Aucune expertise psychiatrique n’a été ordonnée malgré une demande en septembre dernier. Le tribunal doit trancher sur ces violences survenues alors que Matisse agonisait.

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