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Politique||6 sources

Conseiller du département d’État américain accueille Tommy Robinson à Washington

Tommy Robinson a été accueilli par un conseiller du département d’État américain à Washington pour une visite officieuse. L’événement suscite des critiques au Royaume-Uni pour sa légitimation d’une figure d’extrême droite.
Tommy Robinson, l’activiste britannique d’extrême droite dont le vrai nom est Stephen Yaxley-Lennon, a rencontré Joe Rittenhouse, conseiller senior au département d’État américain, lors d’une visite à Washington cette semaine. Rittenhouse l’a invité pour une visite des salles diplomatiques, dont la salle John Quincy Adams. Le département d’État a précisé que cette rencontre s’est déroulée dans un cadre officieux. Robinson, fondateur de l’English Defence League en 2009, a indiqué sur la plateforme X chercher à nouer des « alliances et amitiés » aux États-Unis. Rittenhouse l’a qualifié de « guerrier de la liberté d’expression », affirmant : « Le monde et l’Occident sont meilleurs quand nous luttons pour la liberté d’expression, et personne n’a été plus en première ligne que Tommy. » Cette initiative s’inscrit dans les critiques récurrentes de l’administration Donald Trump contre les restrictions à la liberté d’expression au Royaume-Uni, comme le refus de visas à deux Britanniques luttant contre la désinformation en ligne. L’activiste, condamné pour outrage à la cour, usage d’un faux passeport, agression et fraude hypothécaire, a également rencontré le congressiste républicain Randy Fine, Keith Self et le général retraité Mike Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale. Des parlementaires britanniques, dont Calum Miller des Libéraux-démocrates, ont qualifié l’accueil de « signal d’alarme », appelant à une enquête sur les ingérences étrangères. L’écossaise Maggie Chapman s’est dite alarmée face à la légitimation d’une figure associée à l’extrémisme. Robinson a évoqué des entretiens programmés avec des membres de l’équipe de Donald Trump. Son voyage intervient malgré un antécédent de refus de visa américain en 2018 lié à ses condamnations.

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