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Les nouveaux patrons de Stellantis et Renault enterrent le passé face aux pertes de 2025

Les dirigeants de Stellantis, Renault et Forvia annoncent des pertes massives en 2025 et abandonnent les stratégies électriques passées pour se tourner vers la technologie chinoise. Antonio Filosa mène les coupes chez Stellantis avec 5,7 milliards d'euros de dépréciations.
Antonio Filosa, nouveau directeur général de Stellantis nommé en mai, et ses homologues chez Renault et Forvia ont publié les résultats 2025 de leurs groupes, révélant des pertes historiques totalisant plus de 35 milliards d’euros : plus de 22 milliards pour Stellantis, près de 11 milliards pour Renault et plus de 2 milliards pour Forvia. Par le biais de dépréciations d’actifs massives, comme les 5,7 milliards enregistrés par Stellantis sur ses opérations nord-américaines, ils marquent un abandon brutal des investissements passés dans le tout-électrique américain et l’hydrogène, afin de restaurer la rentabilité. Ce virage s’inscrit dans une purge plus large du secteur automobile européen, miné par des erreurs stratégiques antérieures et une concurrence chinoise accrue. Carlos Tavares, prédécesseur de Filosa chez Stellantis, avait imposé une transition électrique accélérée, ignorant souvent les attentes des acheteurs de classe moyenne. Désormais, les dirigeants sacrifient des branches historiques et délocalisent l’ingénierie française vers des pays à bas coûts pour préserver la rentabilité, dans un contexte de crise profonde où les constructeurs européens peinent à rivaliser sur les prix et la technologie. Filosa mise sur la technologie chinoise de Leapmotor pour proposer des modèles abordables en Europe, tandis que les équipes de recherche et développement françaises subissent des coupes sévères. Cela signe la fin d’une expertise locale protégée des décisions des conseils d’administration. Ce recours quasi exclusif aux savoir-faire de l’Empire du Milieu vise à restaurer la compétitivité face à la concurrence asiatique, en rendant les véhicules plus accessibles au grand public. Les constructeurs français préparent ainsi un avenir dépendant des partenariats chinois, alors que les bilans purgés par ces pertes pourraient ouvrir la voie à de nouveaux investissements ciblés, mieux alignés sur les réalités du marché et les préférences des consommateurs.

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Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

Enterrer le passé pour survivre : le remède des nouveaux patrons des constructeurs français

Source éditoriale·Auto Plus·1 mars 2026

Contexte ajouté : historique de la stratégie EV de Carlos Tavares et crise du secteur auto européen face à la concurrence chinoise

Contexte IA

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