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Des roches anciennes des Garvellachs remettent en cause la théorie de la Terre boule de neige
Des roches des îles Garvellachs en Écosse montrent des cycles climatiques durant la période de la Terre boule de neige, il y a 700 millions d’années. Cette analyse révèle des périodes de dégel partiel, défiant l’idée d’un englacement total.
Des géologues de l’Université de Southampton, dont Thomas Gernon, professeur, et Chloé Griffin, ont examiné des roches déposées il y a environ 700 millions d’années sur les îles reculées des Garvellachs, à l’ouest de l’Écosse. Ces strates minces et répétitives, appelées varves, chacune censée représenter une année de sédimentation, révèlent 2 600 couches préservées avec une précision remarquable. Leur analyse microscopique met en évidence des cycles climatiques similaires à ceux d’aujourd’hui, comme les variations solaires et les oscillations d’El Niño. La théorie de la « Terre boule de neige », qui postule un englacement total de la planète durant cette période, est ainsi ébranlée. Précédemment proposée dans les années 1990 par des chercheurs comme Joseph Kirschvink, du Caltech, elle s’appuyait sur des dépôts glaciaires équatoriaux et des calcaires post-glaciaires indiquant un dégel rapide. Ces nouvelles observations suggèrent des interruptions rares : une période de dégel partiel, une sorte d’interlude boueux durant quelques milliers d’années, où une fraction de l’océan a fondu et le climat s’est brièvement ranimé. Les variations d’épaisseur des varves indiquent des fluctuations annuelles du climat, même sous une calotte glaciaire dominante. Ce phénomène, bien que bref dans l’échelle géologique, témoigne de la sensibilité du système climatique terrestre aux perturbations. Les roches des Garvellachs offrent un enregistrement annuel unique, absent dans d’autres sites de cette époque cryogénienne (720-635 millions d’années). Ces découvertes, publiées dans une revue scientifique, éclairent les mécanismes de résilience climatique. Elles rappellent comment des cycles astronomiques et océaniques ont pu influencer la Terre primitive, avec des implications pour la modélisation des extrêmes climatiques actuels.
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How ancient Scottish rocks throw ‘snowball Earth’ theory up in the air
Source éditoriale·The Guardian·25 févr. 2026
Contexte ajouté : Origine de la théorie snowball Earth (Kirschvink/Caltech, 1990s), évidence géologique (dépôts glaciaires équatoriaux, calcaires caps), période Cryogenienne (720-635 Ma)
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