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L’Anses propose d’ajouter une quarantaine de phtalates à la liste européenne des substances nocives

L’Anses propose d’ajouter environ quarante phtalates à la liste européenne des substances toxiques pour la reproduction ou perturbateurs endocriniens. Cette mesure s’inscrit dans le cadre du règlement Reach pour mieux protéger les consommateurs.
L’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, propose ce 2 mars d’allonger la liste européenne des phtalates interdits ou restreints. Actuellement, treize de ces composés chimiques y figurent en raison de leur classification comme toxiques pour la reproduction ou perturbateurs endocriniens. L’agence française identifie une quarantaine d’autres candidats à cette restriction au niveau de l’Union européenne. Les phtalates servent de plastifiants pour assouplir les matières plastiques comme le PVC, couramment employé dans les jouets, les emballages alimentaires, les cosmétiques et les équipements médicaux. Ces substances, libérées progressivement dans l’environnement et le corps humain, pourraient altérer le système hormonal et la fertilité, études toxicologiques. Cette initiative de l’Anses s’appuie sur le règlement Reach, qui répertorie les substances de très haute préoccupation (SVHC) pour mieux encadrer leur utilisation dans les produits de consommation. La proposition repose sur des évaluations scientifiques récentes démontrant des effets reprotoxiques ou endocriniens pour ces quarante phtalates supplémentaires. Elle vise à harmoniser les protections au sein de l’UE, où les restrictions actuelles portent sur des usages spécifiques comme les jouets pour enfants de moins de trois ans. L’Anses soumettra ce dossier à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), qui examinera les données pour une éventuelle inscription à la liste des candidats. Si adoptée, cette extension obligerait les fabricants à notifier les présence de ces phtalates et à informer les utilisateurs, renforçant la traçabilité des produits importés ou vendus en Europe. Les industriels disposeraient alors d’un délai pour reformuler leurs produits ou chercher des alternatives moins risquées.

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Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

L’Anses propose d’allonger la liste européenne des phtalates potentiellement nocifs

Source éditoriale·Liberation·2 mars 2026

Contexte ajouté : définition des phtalates, usages courants, règlement Reach, rôle ECHA et implications pour fabricants

Contexte IA

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