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Le Pakistan déclare la « guerre ouverte » à l’Afghanistan après frappes sur Kaboul et Kandahar

Le Pakistan a déclaré la « guerre ouverte » aux talibans afghans le 27 février 2026 et bombardé Kaboul et Kandahar en riposte à une attaque frontalière. Les tensions, liées aux militants TTP, s’intensifient depuis 2021.
Le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, a déclaré vendredi 27 février 2026, depuis Islamabad au Pakistan, une « guerre ouverte » aux autorités talibanes afghanes, au lendemain d’une offensive terrestre afghane à la frontière commune entre le Pakistan et l’Afghanistan. Islamabad a riposté par des frappes aériennes sur Kaboul, Kandahar et la province de Paktia, toutes en Afghanistan, selon le ministre de l’Information Attaullah Tarar. Des explosions ont retenti dans la capitale afghane, accompagnées de survols d’avions de chasse pakistanais au-dessus de la zone touchée. Ce conflit s’inscrit dans une dégradation des relations bilatérales depuis la prise de pouvoir des talibans à Kaboul en août 2021. Le Pakistan accuse l’Afghanistan d’abriter des militants du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), groupe qui revendique la plupart des attaques transfrontalières contre son territoire, une accusation que Kaboul dément systématiquement. Les heurts d’octobre 2025, qui ont fait 70 morts des deux côtés, ont conduit à la fermeture quasi totale de la frontière poreuse de 2 600 kilomètres entre les deux pays. Ces tensions récurrentes ont compliqué les échanges commerciaux et les mouvements de populations le long de cette ligne frontalière disputée. Le ministère afghan de la Défense a rapporté la mort de huit soldats lors de l’offensive du jeudi 26 février 2026. Un porte-parole du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a évoqué des « lourdes pertes » infligées aux forces afghanes, tandis que le ministère pakistanais de l’Information a accusé Kaboul d’avoir « ouvert le feu unilatéralement ». Des tirs d’artillerie et des coups de feu ont été entendus vendredi près des postes-frontières de Torkham et Chaman, situés respectivement dans les provinces pakistanaises de Khyber Pakhtunkhwa et du Baloutchistan, à la frontière avec l’Afghanistan. Aucune des deux parties n’a annoncé une campagne militaire à grande échelle pour l’instant. Les postes-frontaliers restent fermés, et les efforts diplomatiques passés ont échoué face à ces accusations mutuelles récurrentes. Cette escalade pourrait aggraver l’instabilité régionale, dans un contexte où le TTP continue de menacer la sécurité pakistanaise par des incursions depuis l’Afghanistan.

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