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Les filles restent sous-représentées dans les spécialités scientifiques du baccalauréat général
Les filles choisissent peu les spécialités scientifiques au baccalauréat général : étude de la Depp publiée le 26 février. Chez les garçons, les mathématiques et la physique-chimie dominent, tandis que les filles optent majoritairement pour les SES et les arts.
Une étude de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), service du ministère de l’Éducation nationale, montre que les filles demeurent nettement sous-représentées dans les matières scientifiques en terminale générale. Publiée le jeudi 26 février, cette analyse porte sur les choix d’enseignements de spécialité à la rentrée 2025. Les filles privilégient les sciences économiques et sociales (SES, 37,1 %), devant les mathématiques (33,7 %), l’histoire-géographie et sciences politiques (HGGSP, 28,7 %), les sciences de la vie (SVT, 28 %) et la physique-chimie (PC, 27,4 %). Chez les garçons, les mathématiques dominent largement à 58,8 %, suivies de la physique-chimie (38,9 %) et des SES (32 %). Ces tendances restent très proches de celles observées à la rentrée précédente, malgré la réforme du baccalauréat de 2019 qui a remplacé les anciennes filières (S, ES, L) par un système de spécialités pour favoriser la mixité des parcours. Historiquement, les filles choisissent moins les disciplines techniques depuis les années 1980, un écart que les politiques éducatives peinent à réduire, d’après les données cumulées de la Depp. Les filles sont surreprésentées dans les enseignements artistiques (79,6 % en arts plastiques, 89,1 % en danse) ainsi qu’en humanités, littérature et philosophie (HLP, 82,2 %) et littérature, langues et cultures de l’Antiquité (80,2 %). À l’inverse, elles ne représentent que 14,2 % en sciences de l’ingénieur (SI), 15 % en sciences informatiques et numériques (SIN), 32 % en éducation physique et sports (EPS), 41,8 % en mathématiques et 47,5 % en physique-chimie. Elles forment un tiers des inscrits en « mathématiques expertes », option avancée, mais 64,1 % en « mathématiques complémentaires ». Globalement, les mathématiques restent la spécialité la plus plébiscitée (44,8 %), devant les SES (34,9 %) et la physique-chimie (32,9 %). Ces chiffres soulignent la persistance des stéréotypes de genre dans les orientations, alors que le ministère suit ces indicateurs pour ajuster ses dispositifs d’orientation.
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Baccalauréat : les filles toujours sous-représentées dans les matières scientifiques
Source éditoriale·La Croix·26 févr. 2026
Contexte ajouté : réforme du bac 2019, historique des écarts de genre en STEM depuis 1980
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