Aller au contenu
Bourse||3 sources

L’UAW refuse que Stellantis blâme les ouvriers ou les VE pour ses pertes

Les ouvriers Stellantis à l’UAW n’obtiennent aucun bonus de profits en 2026, contrairement à GM et Ford, tandis que le syndicat rejette les excuses de la direction sur les salariés et les VE.
Stellantis, géant automobile issu de la fusion en 2021 entre Fiat Chrysler Automobiles et le Groupe PSA, a annoncé le 28 février 2026 que ses ouvriers syndiqués à l’UAW ne recevraient aucun bonus de partage des profits, contrairement à leurs collègues chez General Motors et Ford. Chez GM, les chèques dépassent 10 500 dollars, tandis que chez Ford, ils s’élèvent à près de 6 780 dollars. À Detroit, cette décision suscite une vive colère dans les usines Stellantis, où les travailleurs se sentent floués et trahis par l’absence totale de ces primes attendues. Dans le contexte des tensions ouvrières persistantes dans l’industrie automobile américaine, cette absence de bonus met en lumière les difficultés chroniques de Stellantis en Amérique du Nord. La société a enregistré une perte nette de 2,2 milliards de dollars l’an dernier dans la région, en partie due aux tarifs douaniers imposés par l’administration Trump, qui lui ont coûté 1,4 milliard de dollars. Le système de partage des profits, basé sur 900 dollars par point de marge opérationnelle — une formule négociée avec l’UAW —, n’a rien généré pour les salariés de Stellantis cette année, alors que les concurrents affichent des performances positives. Shawn Fain, président de l’UAW, dénonce une « gestion désastreuse » de Carlos Tavares, PDG de Stellantis, accusant l’entreprise de privilégier les intérêts de Wall Street au détriment des usines et des ouvriers. Rich Boyer, vice-président de l’UAW chargé de Stellantis, pointe du doigt la « cupidité corporative » et le choix de profits à court terme plutôt que d’investissements durables dans les capacités de production. Les dirigeants rejettent la faute sur les ouvriers et la transition vers les véhicules électriques, une explication balayée par le syndicat, qui insiste sur les vrais problèmes de gestion. Les négociations collectives récentes ont déjà vu des grèves massives en 2023 contre les « Big Three » (General Motors, Ford et Stellantis), aboutissant à des contrats historiques pour les salariés. Cette affaire pourrait relancer les conflits, accentuant la pression syndicale sur Stellantis au moment où l’industrie automobile américaine se reconvertit à l’électrique, avec des investissements massifs dans les véhicules électriques et les infrastructures de batteries, dans un paysage concurrentiel tendu.

3 sources

Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

Restez informé avec Morni

Créez un compte gratuit pour accéder aux articles complets, aux flux personnalisés et aux résumés générés par IA.