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France||3 sources

L’ex-négociateur Jean-Luc Demarty juge « erreur politique » l’application provisoire du traité Mercosur

La Commission européenne applique provisoirement l’accord commercial avec le Mercosur après les ratifications argentines et uruguayennes. L’ex-négociateur Jean-Luc Demarty dénonce une « erreur politique » face au blocage parlementaire.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a annoncé le 27 février l’application provisoire de l’accord commercial avec le Mercosur, le marché commun sud-américain regroupant l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. Cette décision intervient après que l’Argentine et l’Uruguay ont achevé leurs procédures de ratification nationales. Elle permet à la Commission de contourner le blocage imposé en janvier par des factions d’extrême gauche et d’extrême droite au Parlement européen, alliées à la plupart des représentants français, qui avaient saisi la Cour de justice de l’Union européenne. Cette mesure suscite des critiques vives dans le contexte des négociations prolongées sur cet accord, bloqué depuis des années en raison des craintes pour l’agriculture européenne. Jean-Luc Demarty, ancien directeur général du commerce à la Commission européenne et ex-négociateur en chef pour ce dossier, qualifie cette application provisoire d’« erreur politique ». elle ignore les préoccupations légitimes des États membres et risque d’aggraver les tensions internes à l’UE, notamment avec la France opposée à l’accord pour protéger ses secteurs agricole et agroalimentaire. L’accord porte sur la partie commerciale et reste provisoire jusqu’à l’approbation finale du Parlement européen, un processus qui pourrait prendre 18 à 24 mois en raison de l’examen judiciaire en cours. Les opposants estiment que cette initiative affaiblit les institutions européennes et expose les agriculteurs à une concurrence accrue des produits sud-américains, comme la viande bovine. Jean-Luc Demarty insiste sur le fait que cette hâte pourrait compromettre la légitimité même de l’accord. Le Mercosur représente un marché de plus de 290 millions de consommateurs, mais les négociations ont buté sur des clauses environnementales et sanitaires. La Commission mise sur cette application pour relancer le commerce bilatéral, tandis que les débats au Parlement européen se poursuivront dans les mois à venir.

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