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Le rover Curiosity révèle de près les toiles d'araignée martiennes et leurs nodules ovoïdes
Le rover Curiosity de la NASA a imagé de près les boxwork martiens, révélant des nodules ovoïdes inédits et indiquant une eau souterraine plus tardive que prévu. Ces découvertes prolongent le débat sur l'habitabilité ancienne de la planète rouge.
Le rover Curiosity de la NASA a capturé, ces derniers mois sur les pentes du mont Sharp dans le cratère Gale à la surface de Mars, ses images les plus rapprochées à ce jour des formations géologiques dites « boxwork », connues sous le nom informel de « toiles d'araignée martiennes », ainsi que des nodules minuscules en forme d'œufs fixés sur ces crêtes. Ces structures basses, hautes de 1 à 2 mètres et séparées par des creux sableux, s'étendent sur des kilomètres. Curiosity les étudie depuis environ six mois, apportant des détails inédits sur ces formations repérées depuis l'orbite en 2006 par la sonde Mars Global Surveyor. Ces observations constituent une première approche au sol de phénomènes jusqu'alors connus seulement par imagerie spatiale. Ces boxwork indiquent que de l'eau souterraine riche en minéraux a circulé plus tard que prévu dans les fractures du socle rocheux martien, il y a des milliards d'années. Les minéraux se sont précipités dans ces fractures, renforçant les zones qui sont devenues des crêtes saillantes, tandis que l'érosion éolienne a creusé les parties non protégées, formant les creux observés. Cette circulation d'eau tardive prolonge la période potentiellement habitable de Mars, avant que ses rivières et lacs ne s'assèchent pour laisser place à un désert gelé. Elle soulève ainsi des questions cruciales sur la possible survie de microbes dans ces environnements anciens, élargissant la fenêtre temporelle pour l'émergence de la vie. Une image en particulier révèle ces nodules ovoïdes minuscules adhérant aux crêtes, une caractéristique jamais observée auparavant sur Mars. Sur Terre, des formations boxwork analogues, beaucoup plus petites et ne dépassant guère quelques centimètres, se rencontrent dans des grottes ou des milieux sableux arides. L'équipe de Curiosity a relevé le défi technique de naviguer le rover avec précision pour obtenir ces vues rapprochées, en envoyant depuis la Terre des instructions complexes pour éviter les obstacles et positionner les instruments d'analyse. Curiosity poursuit actuellement son ascension du mont Sharp, réalisant d'autres analyses chimiques et spectrales afin d'élucider davantage cet épisode humide passé de Mars et d'évaluer sa capacité à avoir abrité la vie. Ces découvertes enrichissent la compréhension de l'histoire géologique de la planète rouge et guident les prochaines étapes de la mission.
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Article enrichi par l'IA
Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.
Curiosity Take Its Closest Look Yet At Martian Spiderwebs
Source éditoriale·Universe Today·25 févr. 2026
Giant 'spiderwebs' on Mars contain tiny egg-like structures that scientists 'can't quite explain,' NASA rover reveals
Source éditoriale·Live Science·26 févr. 2026
NASA’s Curiosity Rover Sees Martian ‘Spiderwebs’ Up Close
Source éditoriale·NASA Jet Propulsion Laboratory (JPL)
Curiosity rover captures Martian spiderwebs up close
Source éditoriale·Phys.org
NASA’s Curiosity Rover Sees Martian ‘Spiderwebs’ Up Close
Source éditoriale·NASA
Contexte ajouté : Histoire de la mission Curiosity depuis 2012, contexte géologique de Gale Crater et analogies terrestres des boxwork
Contexte IA