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Politique||3 sources

Warren accuse Trump et Hegseth de tentative d’extorsion contre Anthropic pour supprimer ses garde-fous IA

Sen. Elizabeth Warren (D-Mass.) on Friday accused President Trump and Secretary of Defense Pete Hegseth of attempting to “extort” the company Anthropi
Vendredi à Washington, D.C., États-Unis, la sénatrice démocrate Elizabeth Warren (Massachusetts), membre principal de la Commission sénatoriale des banques, du logement et des affaires urbaines, a accusé le président Donald Trump et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth d’avoir tenté d’« extorquer » la société Anthropic. Selon elle, cette pression vise à forcer l’entreprise à retirer les garde-fous de ses programmes d’intelligence artificielle, afin de supprimer les « garde-fous de bon sens » protégeant contre les risques d’usage abusif. Cette accusation survient après une décision du Pentagone, dirigé par Hegseth, de désigner Anthropic comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement en matière de sécurité nationale. Cette mesure, motivée par le refus présumé d’Anthropic de lever ses restrictions de sécurité sur l’IA, constitue selon l’entreprise une démarche « inédite » et « juridiquement infondée ». Elle intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le Département de la Défense et les acteurs de l’IA axés sur la sûreté, où le gouvernement chercherait à obtenir un accès à des technologies sans les limitations éthiques imposées par ces garde-fous. Des centaines d’employés de Google et d’OpenAI, concurrents directs d’Anthropic sur le marché des modèles d’IA générative, ont publiquement soutenu l’entreprise dans son bras de fer avec le Pentagone. Ce ralliement transpartisan au sein de la Silicon Valley met en lumière les préoccupations partagées sur l’ingérence gouvernementale potentielle dans les standards de sécurité de l’IA, au-delà des rivalités commerciales. En tant que figure influente sur la régulation financière et technologique, Warren met en garde contre les implications d’une telle coercition. Elle souligne que céder à cette pression affaiblirait les efforts globaux pour une intelligence artificielle responsable, exposant potentiellement la société à des risques accrus de prolifération d’IA non contrôlée. Aucune suite immédiate n’a été annoncée, mais cette affaire pourrait alimenter des débats au Sénat sur la gouvernance de l’IA et les pouvoirs du Pentagone en matière de contrats de défense.

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