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Science||4 sources

Des archéologues de l’Inrap découvrent un habitat néolithique rare et une tombe princière en Normandie

À Écouché-les-Vallées, l’Inrap a découvert un habitat néolithique de 4900-4800 av. J.-C. et une tombe princière du bronze ancien avec pointes de flèches et poignards. Les fouilles préventives révèlent 7000 ans d’occupation humaine dans la vallée de l’Orne.
Des archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont mis au jour à Écouché-les-Vallées, dans l’Orne, les vestiges d’un rare habitat du Néolithique ancien datant de 4900-4800 avant J.-C., ainsi qu’une tombe « princière » de l’âge du bronze ancien, vieille de 4000 ans. L’annonce a eu lieu le 13 février 2026, au cours de fouilles préventives prescrites par la Drac Normandie pour l’extension de la carrière de calcaire MEAC. Ces travaux, lancés mi-janvier dans un champ de lin sur les coteaux de la vallée de l’Orne, dirigés par Emmanuel Ghesquière, directeur scientifique de l’opération, révèlent une occupation humaine multimillénaire. Ces découvertes éclairent l’histoire des premiers agriculteurs-éleveurs installés dans l’Orne, une région fertile mais peu documentée pour cette période néolithique. L’habitat, exceptionnel par sa préservation, témoigne des débuts de la sédentarisation en Normandie occidentale. La tombe, quant à elle, renferme des pointes de flèches et deux poignards, objets symbolisant richesse et pouvoir au bronze ancien (1900-1800 avant J.-C.). Elle s’inscrit dans un vaste domaine aristocratique, dont l’élite locale aurait été inhumée sur place. Proche de sites remarquables comme l’enclos cultuel de Loucé et la grande enceinte de Moulins-sur-Orne, à moins de 10 km, cette zone souligne un paysage culturel dense dès le Néolithique. Les fouilles, menées sous la pluie normande par une équipe de huit archéologues, mettent en lumière des pratiques funéraires élitistes et des structures domestiques anciennes. Le mobilier « prestigieux » de la sépulture confirme le statut élevé de son occupant. Les recherches se poursuivent jusqu’à fin février 2026, avec l’espoir d’exhumer d’autres vestiges avant l’extension de la carrière. Ces trouvailles enrichissent la connaissance des transitions entre Néolithique et âge du bronze en Normandie.

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