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Tech||7 sources

Une Californienne de 20 ans témoigne contre Meta et YouTube pour addiction aux réseaux sociaux

Kaley G.M. accuse Instagram et YouTube d’avoir aggravé sa santé mentale par une addiction dès l’enfance. Sa thérapeute confirme le rôle des plateformes dans ses troubles anxieux.
Kaley G.M., une jeune femme californienne de 20 ans, a témoigné le 26 février 2026 devant un tribunal de Los Angeles dans un procès clé accusant Instagram de Meta Platforms et YouTube de Google d’avoir conçu des plateformes addictives nuisibles à la santé mentale des enfants. Elle a expliqué avoir commencé à regarder des vidéos sur YouTube dès l’âge de 6 ans et créé un compte Instagram à 9 ans, sans rencontrer d’obstacles d’âge. Son usage obsessif a perturbé ses résultats scolaires, son sommeil, ses relations sociales en personne et familiales, la laissant anxieuse, dépressive et complexée par son apparence. Incapable de se passer de son téléphone, elle a développé des pensées suicidaires et s’est scarifiée dès 10 ans comme mécanisme d’adaptation. Victoria Burke, sa thérapeute licenciée qui l’a traitée en 2019 à 13 ans, a témoigné la veille que l’usage adolescent des réseaux sociaux, incluant le cyberharcèlement et la pression des pairs, a contribué à ses troubles : un diagnostic initial de trouble anxieux généralisé, révisé en anxiété sociale et dysmorphie corporelle. La plaignante a mis en ligne plus de 200 vidéos YouTube avant 10 ans et créé 15 comptes Instagram avant 15 ans. Meta et YouTube rejettent les accusations, affirmant que les preuves ne soutiennent pas les allégations d’addiction et pointant un environnement familial difficile ainsi qu’un usage incomplet des outils de sécurité. TikTok et Snapchat ont réglé à l’amiable avant le procès. Ce jugement, attendu mi-mars, pourrait influencer des milliers de poursuites similaires aux États-Unis.

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