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Des chercheurs de Tokyo révèlent le rôle thermorégulateur du gros nez du Triceratops
Une équipe japonaise a reconstitué l’anatomie nasale du Triceratops via scanners CT, révélant un rôle clé dans la régulation de la température et de l’humidité. L’étude, publiée le 7 février 2026, compare ces structures à celles d’animaux modernes.
Seishiro Tada, chercheur associé au Musée de l’Université de Tokyo, et son équipe ont révélé, dans une étude publiée le 7 février 2026 dans The Anatomical Record, que les cavités nasales élargies du Triceratops jouaient un rôle clé dans la thermorégulation. À l’aide de scanners CT, ils ont analysé des crânes de ce dinosaure à cornes apparu au Crétacé supérieur en Amérique du Nord, les comparant à ceux de crocodiles et d’oiseaux modernes. Les reconstructions montrent que les nerfs, les structures respiratoires et les vaisseaux sanguins s’organisaient de manière à réguler la température et l’humidité de l’air inspiré, au-delà de la simple détection d’odeurs. Seishiro Tada s’intéresse à ce sujet depuis son master sur l’évolution de la tête et du nez chez les reptiles. Les dinosaures à cornes comme le Triceratops présentaient parmi les crânes les plus diversifiés et élaborés de tous les dinosaures. Ces herbivores massifs, adaptés à un environnement du Crétacé supérieur en Amérique du Nord, avaient des cavités nasales inhabituelles qui posaient une énigme : comment les organes s’y logeaient-ils ? Cette recherche éclaire les adaptations physiologiques de ces géants herbivores face aux variations climatiques de leur époque. Les résultats soulignent une fonction respiratoire sophistiquée chez les cératopsiens, famille incluant le Triceratops avec ses trois cornes et sa collerette protectrice. Contrairement aux reptiles basaux, les structures nasales complexes des cératopsiens aidaient à conditionner l’air inhalé dans un climat variable. Seishiro Tada explique : « Je n’arrivais pas à comprendre comment les organes s’y logeaient. » Cette découverte enrichit la compréhension de la physiologie respiratoire chez ces dinosaures. Seishiro Tada prévoit d’explorer l’anatomie des collerettes, ces extensions osseuses emblématiques des dinosaures à cornes, pour approfondir l’évolution crânienne de la famille des cératopsiens. Ces travaux futurs pourraient révéler d’autres adaptations sensorielles ou thermiques, contribuant à une vision plus complète de la diversité morphologique des dinosaures du Crétacé supérieur et de leur réussite évolutive en Amérique du Nord.
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Pourquoi le Triceratops avait-il un nez aussi gros ?
Source éditoriale·Tameteo.com·27 févr. 2026
Contexte ajouté : cératopsiens au Crétacé supérieur, diversité crânienne dinosaures, évolution nasale reptiles
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