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Roland Lescure assure qu'il n'y a aucun risque d'approvisionnement en essence et gaz à court terme
Roland Lescure calme les craintes sur les stocks de carburant malgré la flambée des prix liée au conflit au Moyen-Orient. Une cellule de crise suit la situation quotidiennement.
Roland Lescure, ministre de l’Économie et des Finances, a tenu à rassurer les Français mardi matin en déclarant qu’il n’existe « aucun risque d’approvisionnement à court terme » en gaz et en essence en France, malgré l’intensification de la guerre au Moyen-Orient. Intervenant devant la presse, il a insisté : « Il n’y a aucune raison de se ruer sur les stations-service ». Le ministre a ainsi appelé à la prudence pour éviter de créer un problème inexistant, alors que les craintes d’une pénurie pourraient se propager rapidement dans un contexte de volatilité des marchés énergétiques. Ce discours s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, marqué par la fermeture du détroit d’Ormuz — par lequel transite 20 % de la production mondiale de brut, constituant une artère vitale pour les approvisionnements pétroliers globaux — et des frappes dans le golfe Persique. Lundi 2 mars, le cours du pétrole a dépassé 80 dollars le baril. Mardi matin, le Brent a bondi de plus de 4 %, sans toutefois franchir cette barre pour l’instant. Ces hausses soudaines illustrent la sensibilité des marchés aux événements au Moyen-Orient. La France bénéficie d’une diversification de ses importations pétrolières, provenant notamment de l’Algérie, des États-Unis et du Nigeria, et dispose de stocks stratégiques couvrant 90 jours de consommation nationale, offrant ainsi une marge de sécurité substantielle face aux perturbations potentielles. Roland Lescure a par ailleurs annoncé la création d’une cellule de crise quotidienne au ministère pour suivre de près les indicateurs énergétiques. Parallèlement, le prix du gaz a flambé depuis l’arrêt de la production de gaz naturel liquéfié par QatarEnergy, la compagnie nationale qatarie, accentuant les incertitudes alors que l’Europe dépend encore à 40 % des importations de gaz en provenance du Moyen-Orient et de Russie. Les autorités suivent l’évolution de la situation heure par heure, sans qu’aucune mesure d’urgence n’ait été annoncée pour le moment. Une hausse prolongée des cours pétroliers et gaziers pourrait néanmoins peser lourdement sur l’inflation française, déjà établie à 2,5 % en février, avec des répercussions potentielles sur le pouvoir d’achat et la croissance économique dans un contexte européen fragile.
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Il n'y a "aucune raison de se ruer sur les stations-service" assure le ministre de l'Economie Roland Lescure, alors que les cours continuent de grimper
Source éditoriale·BFM TV·3 mars 2026
Contexte ajouté : diversification des importations françaises, stocks stratégiques (90 jours), dépendance gaz Europe (40%), inflation février (2,5%)
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