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Un commandant iranien déclare le détroit d’Ormuz fermé et menace d’attaquer les navires

Un haut responsable des Gardiens de la révolution déclare le détroit d’Ormuz fermé et menace d’attaquer les navires en riposte aux frappes américano-israéliennes. Cette artère vitale transporte 20 % du pétrole mondial, risquant une flambée des prix énergétiques.
Ebrahim Jabari, conseiller senior du commandant en chef des Gardiens de la révolution islamique (IRGC), a déclaré, lundi 2 mars 2026, depuis Téhéran en Iran via les médias d’État iraniens, que le détroit d’Ormuz est fermé et que tout navire tentant de le traverser sera attaqué. Cette annonce intervient dans un contexte de haute tension régionale, marquée par des frappes américaines et israéliennes contre des cibles iraniennes. « Le détroit est fermé. Si quelqu’un essaie de passer, les héros des Gardiens de la révolution et de la marine régulière mettront le feu à ces navires », a affirmé Jabari. Cette menace constitue une représaille directe aux frappes américaines et israéliennes lancées le 28 février contre l’Iran, qui ont tué l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême, ainsi que d’autres responsables seniors. Téhéran vise désormais les infrastructures énergétiques vitales pour l’approvisionnement mondial, en utilisant les capacités des IRGC et de la marine pour interdire tout passage. Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, représente un goulet d’étranglement stratégique pour l’énergie mondiale. Il voit transiter environ 20 % de la production mondiale de pétrole brut, soit 20 millions de barils par jour en 2024, selon l’administration américaine de l’énergie (EIA). Il est également crucial pour le gaz, avec 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL). Une fermeture prolongée pourrait perturber gravement les marchés énergétiques internationaux. Jabari a ajouté que les oléoducs seraient attaqués, empêchant toute exportation d’or noir de la région et faisant grimper le prix du baril à 200 dollars. Cette stratégie vise à maximiser l’impact économique sur les acteurs mondiaux dépendants de ces flux, en ciblant les infrastructures par des moyens militaires directs. Dimanche matin, un pétrolier a été attaqué au large du port omani de Khasab, dans le détroit d’Ormuz, sans que l’auteur soit identifié. Les navires à proximité ont reçu des avertissements radio VHF des IRGC interdisant tout passage. Des pays comme l’Irak, le Koweït et le Qatar dépendent fortement de ces revenus pétroliers pour leurs budgets publics ; une fermeture prolongée remplirait rapidement les réservoirs et forcerait des réductions de production, avec des répercussions en cascade sur l’économie régionale et mondiale.

3 sources

Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

Iran says will attack any ship trying to pass through Strait of Hormuz

Source éditoriale·Al Jazeera·2 mars 2026

What Happens If Iran Shuts Down the Strait of Hormuz?

Source éditoriale·Wired·1 mars 2026

Contexte ajouté : importance stratégique du détroit d’Ormuz comme goulet d’étranglement énergétique mondial, avec données EIA sur flux quotidiens

Contexte IA

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