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Le « Dieu des petits riens » d’Arundhati Roy remporte le Booker Prize par surprise en 1997

Arundhati Roy a remporté le Booker Prize en 1997 avec Le Dieu des petits riens, son roman sur l’enfance de jumeaux au Kerala. L’ouvrage, à la structure innovante, dépeint le système de castes indien et connaît un succès durable.
Arundhati Roy, l’écrivaine indienne et militante pacifiste, a vu son premier roman Le Dieu des petits riens remporter le Booker Prize en 1997, une victoire inattendue face aux favoris. Paru cette année-là, l’ouvrage a connu un succès planétaire. L’action se déroule dans le village d’Ayemenem, dans l’État du Kerala en Inde du Sud, là où Arundhati Roy a grandi avant d’aller étudier l’architecture à Delhi. Le récit suit les jumeaux Estha et Rahel, âgés de huit ans, séparés par un événement traumatisant au sein d’une famille chaotique et dysfonctionnelle liée à une usine locale, dans une société marquée par le système de castes. Arundhati Roy a mis quatre ans et demi pour achever le roman, car la forme lui importait autant que le fond. « J’ai passé des mois entiers à mettre en place cette architecture complexe cohérente, à organiser les va-et-vients incessants entre le temps du récit et celui de sa narration », explique-t-elle. Chaque événement, même insignifiant, est réfracté par le prisme du passé et de l’avenir. Le critique John Updike y voit une « structure massive et imbriquée de détails fins et intensément ressentis », comparable à un temple bâti dévotement. Après une expérience dans le cinéma, Roy a suggéré que ce roman pourrait être son premier et dernier. Traduit en trente langues, il reste disponible en édition de poche et a été lu à l’antenne par la comédienne Dominique Blanc en 2007 sur France Culture.

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