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Le Pakistan déclare la guerre ouverte à l’Afghanistan après des bombardements frontaliers

Le Pakistan a déclaré la guerre ouverte aux talibans afghans et bombardé Kaboul et Kandahar en riposte à une offensive frontalière. Des combats opposent les deux armées depuis le 1er mars.
Le 1er mars, des soldats afghans et pakistanais se sont affrontés lors de combats meurtriers le long de leur frontière commune, suite à une offensive afghane lancée la veille contre des positions pakistanaises. Islamabad a riposté dans la nuit du même jour par des bombardements aériens sur Kaboul et Kandahar, qualifiés de « réponse appropriée » par Mohsin Naqvi, ministre pakistanais de l’Intérieur. Ces événements ont rapidement conduit à des déclarations officielles de guerre ouverte de la part des autorités pakistanaises. Les relations entre le Pakistan, puissance nucléaire, et l’Afghanistan, dirigé par les talibans depuis 2021, se sont dégradées de manière spectaculaire ces dernières années. Une trêve fragile, conclue à l’automne dernier lors de négociations bilatérales, n’a tenu que quelques jours avant d’être rompue. Les affrontements récurrents opposent régulièrement les deux pays voisins, alimentés par des différends frontaliers persistants et la présence de groupes armés traversant librement la frontière poreuse longue de 2 600 kilomètres. Ces tensions chroniques ont souvent dégénéré en échanges de tirs sporadiques, sans résolution durable. « C’est désormais la guerre ouverte entre nous et vous », a déclaré Khawaja Asif, ministre pakistanais de la Défense, sur la plateforme X. Shehbaz Sharif, Premier ministre pakistanais, a renchéri sur le compte officiel X de son gouvernement : « Nos troupes ont toute la capacité nécessaire pour écraser toute ambition agressive ». Ces propos interviennent après des mois de tensions croissantes, marqués par des accusations mutuelles de soutien à des groupes militants. Aucune information n’indique pour l’instant une résolution rapide du conflit. Les échanges de tirs et les frappes aériennes pourraient s’intensifier le long de cette frontière de 2 600 kilomètres, risquant une escalade majeure dans une région déjà marquée par l’instabilité, avec des implications potentielles pour la sécurité régionale.

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Article enrichi par l'IA

Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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