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La Commission applique provisoirement l’accord Mercosur malgré l’opposition d’Emmanuel Macron

La Commission européenne applique provisoirement l’accord UE-Mercosur malgré l’absence de vote du Parlement et les critiques d’Emmanuel Macron. Négocié 25 ans, il ouvre les marchés mais inquiète les agriculteurs européens.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a annoncé vendredi l’application provisoire de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, bloc sud-américain formé par l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. Cette décision intervient alors que le Parlement européen n’a pas encore voté le texte. Emmanuel Macron, président français, a qualifié cette mesure de « mauvaise surprise » pour la France et de « mauvaise manière » envers les eurodéputés. Négocié pendant plus de 25 ans depuis le traité d’Asunción de 1991, cet accord vise à créer une zone de libre-échange couvrant 700 millions d’habitants. Le Mercosur représente 82 % du PIB sud-américain sur 14 millions de km et près de 300 millions d’habitants. Les échanges commerciaux entre l’UE et ses quatre membres fondateurs ont atteint 111,2 milliards d’euros l’an dernier, souvent résumé par la formule « voitures contre vaches » : automobiles européennes contre produits agricoles sud-américains. La Commission assume une « lourde responsabilité » selon Emmanuel Macron, qui pointe les inquiétudes des agriculteurs français face à une ouverture accrue de leur marché. La France, avec l’Irlande, la Pologne, la Hongrie et l’Autriche, s’oppose fermement, craignant une concurrence déloyale et des impacts sur le Pacte vert européen. Le Conseil de l’UE a donné son feu vert le 9 janvier, permettant la signature le 17 janvier au Paraguay, malgré ces divisions. Ursula von der Leyen s’est félicitée d’un partenariat préférable à la polarisation, promettant des protections pour les vins, spiritueux et produits laitiers européens, ainsi que des appellations protégées au Mercosur. Cependant, les eurodéputés restent divisés, et le scrutin s’annonçait serré. Emmanuel Macron promet d’être « intraitable » sur les règles agricoles négociées récemment pour équilibrer les normes européennes strictes. Le Parlement européen doit encore voter le texte, sans date précise fixée pour l’instant. L’application provisoire expose la Commission à des risques politiques, tandis que les agriculteurs attendent des garanties claires. Paris veillera au respect des clauses environnementales et durables intégrées à l’accord.

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Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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