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Quatre ans après l’invasion russe de l’Ukraine, Moscou y voit une vindication plutôt qu’un échec

What many in the West viewed as a strategic blunder is increasingly seen in Moscow as a costly but necessary gamble.
Quatre ans après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, ordonnée par le président Vladimir Poutine, Moscou considère désormais ce conflit comme une vindication et non comme un échec stratégique. Personne n’avait anticipé une telle offensive ; ce qui passait en Occident pour une grave erreur est perçu à Moscou comme un pari coûteux mais nécessaire pour ses intérêts. Ce contraste de perceptions domine le débat quatre ans après le début de la guerre. De nombreux observateurs occidentaux voyaient dans l’opération une bourde majeure destinée à affaiblir durablement la Russie elle-même. À l’inverse, dans la capitale russe, l’évolution des événements est interprétée comme une validation de la décision initiale, malgré les lourds tributs humains et économiques payés des deux côtés. En 2022, l’Europe avait été prise au dépourvu : personne ne croyait que Poutine oserait envahir l’Ukraine. Les défaillances européennes en matière de renseignement et de préparation ont été soulignées rétrospectivement. Quatre ans plus tard, le Vieux Continent se questionne sur les leçons tirées de ces erreurs passées face à la posture russe inflexible. Aujourd’hui, cette guerre de longue durée renforce à Moscou le sentiment d’une position défendable. Tandis que l’Occident insiste sur les revers russes, la narrative moscovite met l’accent sur une forme de succès stratégique obtenu au fil du temps, redessinant ainsi les analyses géopolitiques autour du conflit ukrainien.

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