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Les prix du pétrole bondissent à 80 dollars après les frappes sur l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz
Les frappes américano-israéliennes sur l’Iran ont fait bondir le Brent à 80 dollars, avec suspensions de navires dans le détroit d’Ormuz. Les analystes craignent un baril à 100 dollars si les perturbations persistent.
Les États-Unis et Israël ont frappé l’Iran le 28 février, provoquant une riposte iranienne et une hausse immédiate des prix du pétrole. Le baril de Brent a grimpé à environ 80 dollars en trading de gré à gré le 1er mars, après avoir atteint 73 dollars la veille des attaques. Les marchés craignent une perturbation prolongée du détroit d’Ormuz, par lequel transite plus de 20 % de la production mondiale de pétrole. Ce conflit s’inscrit dans une série de tensions au Moyen-Orient qui alimentent l’anxiété des traders depuis des mois. L’Iran représente 3 à 4 % de l’offre mondiale de brut, avec une production de 3,4 millions de barils par jour en janvier selon l’Agence internationale de l’énergie. Téhéran exporte environ 1,6 million de barils quotidiens, principalement vers la Chine malgré les sanctions américaines. Une fermeture du détroit, le goulet d’étranglement pétrolier le plus critique, pourrait amplifier ces risques, comme l’a averti Ajay Parmar, directeur énergie chez ICIS. La plupart des armateurs, majors pétrolières et traders ont suspendu leurs envois de brut, carburant et gaz naturel liquéfié via le détroit après un avertissement de Téhéran, « Si la fermeture perdure, les prix pourraient dépasser 100 dollars le baril », a estimé Ajay Parmar. William Jackson, économiste en chef marchés émergents chez Capital Economics, prévoit une hausse de l’inflation mondiale de 0,6 à 0,7 point en cas de Brent à 100 dollars. Le groupe OPEC+ a décidé d’augmenter sa production de 206 000 barils par jour dès avril, tandis que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis accélèrent leurs exportations. Les marchés rouvriront le 2 mars, avec des prévisions de gains supplémentaires de 5 à 7 dollars par baril selon Bob McNally, ancien conseiller énergie à la Maison Blanche. Une interruption des infrastructures iraniennes comme l’île de Kharg aggraverait la situation, menaçant la confiance des consommateurs et la croissance économique.
4 sources
Will Iran conflict send oil prices above $100 a barrel?
Source éditoriale·Deutsche Welle·1 mars 2026
US strikes on Iran reignite fears of rising oil prices
Source éditoriale·Le Monde
How the attack on Iran could impact gas prices
Source éditoriale·NBC 5 Dallas-Fort Worth
Oil jumps 10% on Iran conflict and could spike to $100 a barrel, analysts say
Source éditoriale·Reuters