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Les autorités syriennes confirment des évasions massives de proches de djihadistes du camp d’Al-Hol
Les autorités syriennes ont confirmé le 25 février des évasions massives de proches de djihadistes de l’État islamique du camp d’Al-Hol, après le retrait kurde du 20 janvier. Le site, vidé de la plupart de ses 6 300 à 30 000 résidents, est désormais fermé.
Le ministère syrien de l’Intérieur a confirmé, le 25 février, des évasions massives de proches de djihadistes de l’État islamique ayant fui le camp d’Al-Hol, situé dans la province de Hasakeh, au nord-est de la Syrie. Ces fuites se sont produites après le retrait des Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition kurde alliée aux forces américaines dans la lutte contre le groupe jihadiste, survenu autour du 20 janvier. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole Noureddine al-Baba a indiqué que les forces syriennes, à leur arrivée sur place, avaient découvert des cas d’évasions collectives, provoquées par l’ouverture anarchique du camp. Ce retrait des FDS, intervenu sous pression de Damas, a créé un vide sécuritaire ayant précipité ces départs massifs. Le camp d’Al-Hol constitue le plus grand centre de détention de familles liées à l’État islamique dans le nord-est syrien. Géré pendant des années par les FDS, il abritait avant les évasions environ 6 300 femmes et enfants de membres de l’EI, selon les autorités syriennes, bien que l’ONU fasse état de plus de 30 000 résidents au total. Ce site a été au cœur des efforts pour contenir les familles de combattants jihadistes après la défaite territoriale du groupe en 2019, dans un contexte de tensions persistantes entre les Kurdes et le régime de Damas. Noureddine al-Baba a précisé que l’ouverture « de façon aléatoire » du camp avait favorisé ces fuites collectives. Des estimations fondées sur des renseignements américains évoquent entre 15 000 et 20 000 personnes, y compris des affiliés potentiels de l’EI, qui pourraient désormais être en liberté. Les autorités syriennes ont depuis fermé le camp, marquant ainsi le transfert effectif du contrôle après des années d’administration kurde. Cette confirmation officielle, donnée un mois après les faits, valide les rapports initiaux de sources humanitaires et met en lumière les défis sécuritaires persistants dans la région, dans la phase post-retrait des forces kurdes. Le vide laissé par le départ des FDS risque de compliquer la stabilisation du nord-est syrien, où les rivalités entre Damas et les groupes kurdes demeurent vives, avec des implications potentielles pour la lutte contre les résurgences jihadistes.
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Syrie: les autorités confirment des évasions massives de proches de jihadistes du camp d'al-Hol
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Source éditoriale·UPI·25 févr. 2026
Syrie : les autorités confirment les évasions massives de familles de djihadistes du camp d’Al-Hol, survenues en janvier
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