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Le Kazakhstan accélère les extraditions de déserteurs russes fuyant l’Ukraine
Le Kazakhstan refuse l’asile à des déserteurs russes comme Zelimkhan Mourtazov et accélère les extraditions depuis janvier 2026. Ce revirement brise l’illusion d’un refuge proche de la Russie pour les fuyards de la guerre en Ukraine.
Les autorités kazakhes refusent désormais l’asile à de nombreux Russes ayant fui l’« opération militaire spéciale » en Ukraine, accélérant les extraditions ces dernières semaines à Astana. Pendant des années, ce grand pays d’Asie centrale servait d’échappatoire aux déserteurs, dissidents politiques et militants russes, grâce à sa proximité avec la Russie et ses liens culturels et économiques étroits. Mais ce havre de paix aux portes de la Russie s’effrite rapidement. Depuis le début de l’invasion en 2022, le Kazakhstan a accueilli des milliers de Russes évitant la mobilisation décrétée par Vladimir Poutine, président russe. Sa population russophone importante et son rôle dans l’Union économique eurasiatique facilitaient cette migration. Arthur Alkhastov, avocat au bureau des droits humains kazakh, résume : « en janvier 2026, tout a dérapé ». Ce revirement reflète une politique plus alignée sur Moscou, malgré les tensions internes post-manifestations de 2022 dans le pays. Un cas illustre cette dureté accrue : Zelimkhan Mourtazov, déserteur russe enrôlé de force à l’été 2022 dans le bataillon tchétchène Akhmat avant d’être envoyé en Ukraine. Il a déserté lors d’une permission, tenté de gagner la Turquie puis l’Europe, mais son passeport a été invalidé et il s’est retrouvé bloqué à l’aéroport d’Astana. En décembre 2025, les autorités kazakhes lui ont refusé l’entrée et l’asile politique, le qualifiant de « menace pour la sécurité nationale ». Zelimkhan Mourtazov survit désormais dans la zone de transit de l’aéroport, dormant sur des banquettes métalliques. Il pourrait se diriger vers le Kirghizistan ou la Biélorussie, deux pays alliés de la Russie. Ce changement contraint les exilés russes à chercher des refuges plus lointains, comme la Géorgie ou l’Arménie, où les contrôles se resserrent aussi.
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Le Kazakhstan n’est plus un havre de paix pour les Russes fuyant la guerre
Source éditoriale·Courrier International·27 févr. 2026
Contexte ajouté : historique du refuge kazakh pour Russes depuis mobilisation 2022, liens eurasiatiques et alternatives comme Géorgie/Arménie
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