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Un journaliste suisse dénonce comme fascisme l'exploitation par l'extrême droite de la mort de Quentin Deranque à Lyon
L’extrême droite française exploite la mort violente de Quentin Deranque à Lyon pour mener son combat culturel. Avec l’aimable soutien de l’Italie et
Un journaliste suisse s’est indigné, dans une tribune publiée le 27 février dans le quotidien « Tages-Anzeiger », de l’exploitation par l’extrême droite française de la mort violente de Quentin Deranque à Lyon. Il accuse ces milieux d’instrumentaliser le drame pour mener un combat culturel, avec le soutien de l’Italie et des États-Unis. Cet oubli mémorable de l’histoire, selon lui, évoque les méthodes fascistes et marque une dérive inquiétante. Cette réaction survient après des déclarations suggérant une similitude entre fascistes et antifascistes en France. « Quelque chose d’identique chez les fascistes et les antifascistes en France ? Pardon ? », s’exclame le chroniqueur suisse. Il oppose ainsi la récupération opportuniste d’une tragédie par l’extrême droite à l’engagement antifasciste, refusant toute équivalence entre les deux camps. La mort de Quentin Deranque, survenue dans des circonstances d’une grande violence à Lyon, a été immédiatement exploitée par l’extrême droite. Ce drame sert de prétexte à une offensive idéologique, qualifiée de combat culturel. Le soutien affiché de l’Italie et des États-Unis renforce cette stratégie, reliant les réseaux d’extrême droite au-delà des frontières européennes et atlantiques. Le journaliste met en garde contre cet amnésie historique qui rapproche l’extrême droite française des pratiques fascistes du passé. Dans un contexte où l’antifascisme apparaît comme une nécessité morale et existentielle partagée par des millions de personnes, une telle instrumentalisation des tragédies pourrait accentuer les tensions politiques en France. Elle risque de polariser davantage la société et de fragiliser les fondements démocratiques face à la montée des extrémismes.