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Gartner juge les datacenters orbitaux absurdes et économiquement irréalisables
Gartner dénonce les datacenters orbitaux comme une « bulle » économiquement et techniquement infaisable. Le rapport de Bill Ray pointe les coûts exorbitants, le refroidissement complexe et l'entretien impossible.
Le cabinet d’analyse Gartner a publié cette semaine un rapport qualifiant les projets de datacenters orbitaux de « pic d’absurdité » et économiquement irréalisables. Signé par Bill Ray, vice-président analyste distingué, ce document intitulé « Les datacenters orbitaux ne serviront pas les besoins terrestres, concentrez-vous sur la Terre » affirme que ces installations spatiales ne traiteront pas les données pour des applications terrestres pendant des décennies, voire jamais. Ce scepticisme surgit dans un contexte d’engouement récent pour les datacenters spatiaux, porté par des acteurs comme SpaceX et la start-up Aetherflux, qui promet un tel système pour 2027. Jeff Bezos envisageait également des datacenters solaires en orbite, tandis que des propositions évoquant un million de satellites datacenters font parler. Gartner met en garde les entreprises contre une potentielle « bulle » des datacenters orbitaux, où l’argent serait gaspillé sur des idées dont l’économie ne tient pas la route. Dans un secteur où la demande en puissance de calcul explose, notamment avec l’essor de l’intelligence artificielle, le rapport insiste sur la nécessité de se concentrer sur les infrastructures terrestres. Les acteurs du cloud et des technologies spatiales risquent ainsi de détourner des ressources précieuses de solutions plus viables et immédiates, au profit de concepts futuristes prématurés. Le rapport détaille les obstacles techniques majeurs. Les coûts de lancement restent prohibitifs, même avec les avancées récentes. Le refroidissement en vide spatial constitue un défi immense, nécessitant probablement des tuyaux d’ammoniac pour transférer la chaleur vers des radiateurs, comme sur la Station spatiale internationale. Les équipements spécialisés, tels que les panneaux solaires, coûtent environ 1 000 fois plus cher que leurs équivalents terrestres. De surcroît, les datacenters orbitaux devraient résister à des écarts de température extrêmes, oscillant de 100 kelvins à 400 kelvins. L’entretien poserait d’autres problèmes insurmontables. Il faudrait envoyer des ingénieurs en orbite, une capacité inexistante aujourd’hui, au lieu d’astronautes. Les transmissions laser vers la Terre seraient perturbées par les nuages, entraînant des vitesses inconstantes. Gartner conseille fermement de prioriser les datacenters terrestres pour répondre aux besoins croissants en calcul, évitant ainsi des investissements hasardeux dans des technologies spatiales non matures.
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Article enrichi par l'IA
Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.
Orbital datacenters are a pie-in-the-sky idea: Gartner
Source éditoriale·The Register·25 févr. 2026
Orbital datacenters are a pie-in-the-sky idea: Gartner
Source éditoriale·The Register
Contexte ajouté : historique des propositions de datacenters spatiaux (SpaceX, Aetherflux, Bezos) et défis généraux de l'infrastructure orbitale
Contexte IA