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L'ONU annonce près de 11 300 civils tués au Soudan en 2025, presque trois fois plus qu'en 2024

Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a annoncé que 11 300 civils ont été tués au Soudan en 2025, presque trois fois plus qu'en 2024. Les drones et bombardements indiscriminés des deux camps intensifient la pire crise humanitaire mondiale.
Volker Türk, haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a révélé jeudi 26 février 2026 à Genève que le nombre de civils tués dans la guerre au Soudan a presque triplé en 2025, atteignant environ 11 300 morts. Cette hausse de plus de deux fois et demie par rapport à 2024 exclut les disparus et les corps non identifiés. Le conflit oppose depuis avril 2023 l’armée régulière soudanaise, ou Forces armées soudanaises (SAF), aux Forces de soutien rapide (FSR), deux factions rivales issues d’une alliance antérieure rompue violemment. Près de trois ans après le début des hostilités, le Soudan traverse la pire crise humanitaire mondiale, avec plus de 12 millions de déplacés internes et externes, ainsi que des dizaines de milliers de morts au total. Les combats se sont intensifiés l’an dernier autour de Khartoum, la capitale, et dans le Kordofan, région voisine du Darfour historiquement touchée par des violences. Volker Türk a dénoncé une escalade des blocus imposés par les deux camps, qui entravent l’acheminement d’aide et aggravent la famine et les maladies parmi les populations civiles. Les belligérants recourent de plus en plus à des drones de longue portée et à des bombardements indiscriminés, touchant des écoles, des hôpitaux et des lieux de culte dans les zones habitées. « Cette guerre est sale, sanglante et insensée », a déclaré Volker Türk, pointant la responsabilité des deux parties et de leurs parrains étrangers qui alimentent le conflit en armes et soutien logistique. Jusqu’ici, les FSR et l’armée rejettent toute proposition de trêve, prolongeant ainsi les souffrances. Les Nations unies appellent à une cessation immédiate des hostilités pour permettre l’acheminement d’aide humanitaire vitale. Sans progrès diplomatiques rapides, la situation risque de s’aggraver dans le Kordofan, devenu un nouveau foyer des affrontements, avec des implications régionales potentiellement déstabilisantes pour toute l’Afrique de l’Est.

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Cet article a été enrichi avec du contexte additionnel provenant des connaissances de l'IA (historique, comparaisons, données techniques). Les sources éditoriales restent la base factuelle.

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